Green Blood le chef d’oeuvre

Attention, cet article est un repost de l’ancien blog. À part dans sa mise en page il est identique à celui sorti en février dernier.

Bonjour à toutes et à tous. On se retrouve aujourd’hui pour une Chronique où l’on traitera d’un de mes mangas préférés : Green Blood.

 

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Green Blood

Auteur : Masasumi Kakizaki

Éditeur : Ki-oon

Nombre de volumes : 5 (Terminé)

Synopsis : A Manhattan à la fin du XIXème siècle, misère, criminalité et prostitution ravagent le quartier de Five Points, immense ghetto où échouent tous les laissés-pour-compte du rêve américain. La pègre, qui a corrompu les autorités, y fait régner sa loi. Au sein de la marrée d’immigrants qui transitent par New York, jour après jour, le jeune Luke Burns s’efforce de rester honnête et joue les dockers pour survivre.

Il sait, comme tout le monde, que le clan mafieux le plus dangereux de la ville, les Grave Diggers, s’appuie sur des assassins impitoyables pour asseoir son autorité. Mais ce qu’il ignore, c’est que le plus célèbre et le plus redoutable d’entre eux, le Grim Reaper, n’est autre que son frère aîné, Bard.

 

Le Rêve Américain : Un Cauchemar !!

Ah l’Amérique !! Ce nouveau continent, plein d’inconnues, de terres inexploitées, de rêves de richesse et de prospérité !! Tout européen qui débarque aux Etats-Unis dans la deuxième moitié du 19ème siècle pense à tout ça. S’il est venu aux Etats-Unis, c’est pour échapper à la pauvreté, à la misère et à la rudesse de la vie qu’il possédait en Europe. Seulement ce qui l’attend sur place n’a rien à voir. Rares sont ceux dont les rêves vont s’accomplir …

New York en 1865 n’a absolument rien à voir avec le New York d’aujourd’hui. Pas de gratte-ciels, de taxis jaunes ni de Central Park mais plutôt un ghetto, des gangs et des prostituées. Tous les immigrants arrivent par New York et finissent par s’agglutiner. La ville est loin d’être riche et les forces de l’ordre, tout comme les politiciens, ne font rien pour arranger la situation. Et c’est un peu normal vu le contexte de l’époque : la Guerre de Sécession vient de se terminer, et avec elle le président des Etats-Unis, Abraham Lincoln, vient d’être assassiné.

C’est dans ce contexte des plus difficiles qu’on croise la route de Luke Burns, jeune travailleur forcené de 16 ans qui lutte tant bien que mal pour survivre dans ce trou paumé. Avec lui habite son grand frère, Brad Burns. Et bien qu’il soit son grand frère, ce dernier passe ses journées à traîner dans les bars ou à dormir … sauf que la vérité est tout autre !!

La vie n’a pas épargné nos deux frères. Orphelins de leur mère, ils avancent au jour le jour les rêves plein la tête, comme n’importe quelle personne de leur âge. Mais peut-on vraiment rêver quand on a rien ? …

 

L’évolution des frères Burns

Fini en 5 tomes, Green Blood tient un rythme haletant du début jusqu’à la fin. Son intrigue est clairement découpée en deux parties. Il y a une réelle rupture qui s’opère à un moment donné. La fin de la première partie marque la fin d’une ère et le commencement d’une nouvelle, que ce soit pour Five Points comme pour nos deux frères. Pour eux aussi la situation change complètement.

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Si il y a bien un personnage dont il faut retenir l’évolution, c’est Luke Burns, le cadet. Gentil, aimable et prêt à aider quiconque en a besoin au départ, les évènements qu’il va vivre tout au long de ces 5 tomes vont le bouleverser. Cette évolution est à mettre en contraste avec celle de son frère, Brad. Ce dernier a renoncé à la liberté, en rejoignant les Grave Diggers et en devenant leur assassin. Les traumatismes de son enfance sont encore encrés en lui, alors que Luke était trop jeune. Si Brad avait renoncé au bonheur dès le départ, c’était pour être préparé à ce qu’il allait vivre, pour accomplir son objectif. la gentillesse, l’innocence de Luke lui permettaient de rester humain dans ce monde ensanglanté. Lorsque Luke bascule, c’est Brad qui, d’un coup, semble gagner en humanité, en sagesse, … Même si bien sûr, ils garderont toujours dans un coin de leur tête leur objectif.

 

Une ôde à la liberté

Si la première partie est plus une histoire de gangsters, la seconde, elle, ressemble plus à un voyage initiatique, un far west pourrait-on dire. La liberté est le maître mot de cette seconde partie, tout aussi emballante que la première. L’auteur n’hésite alors pas à nous montrer les horreurs qui pouvaient être commises, la ségrégation qui fait rage malgré de nombreux traités et la Guerre de Secession, le traitement donné aux habitants de ces terres. Il est question de liberté tout autant pour les autochtones que pour nos deux frères, pour les habitants, « blancs » comme « indiens » obligés de céder leurs terres pour soi-disant une cause juste.

Les riches veulent juste s’enrichir sur le dos des plus pauvres. Pourquoi ? Le simple fait d’être libre, de vivre sa vie comme on l’entend, ce n’est pas mieux que cette quête obstinante de richesse et de gloire ?

La fin du manga répond clairement à cette question. Et les dernières pages nous montrent qu’une vie simple et sans prise de tête n’est finalement pas si mal …

On pourrait peut-être regretter une fin un peu trop rapide, c’est bien la seule chose qu’on pourrait lui reprocher mais c’est anecdotique à côté de tout ce qu’on a vu dans ce manga.

 

Un dessinateur hors pair

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Je ne peux pas parler d’un manga de Masasumi Kakizaki sans parler de ses dessins !! Oh mon dieu quelle beauté !! Quel souci du détail !! Cette manière de représenter la pluie, les scènes intenses, badass, la laideur, la beauté. On ne peut rien reprocher à Kakizaki sur ce point-là. Son trait s’est tout simplement sublimé depuis Rainbow, alors qu’il était déjà magnifique à ce moment-là.

Vous prendrez sûrement votre pied en lisant Green Blood avec son scénario à rebondissement, ses dessins sublimes. Ce manga est un véritable chef d’oeuvre à tous les niveaux qu’il faut lire au moins une fois dans sa vie !!

 

Mes notes

Univers : 17,5/20

Personnages : 18/20

Intrigue : 16/20

Dessins : 20/20

Moyenne : 17,88/20

 

Merci d’avoir lu cette chronique, j’espère qu’elle vous aura plu. N’hésitez pas à la partager si c’est le cas, ni à me dire ce que vous en pensez.

Sur ce, bonne journée/soirée à toutes et à tous et à bientôt pour parler de mangas sur Parlons Manga ^^

4 commentaires sur “Green Blood le chef d’oeuvre

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