Go-Tôbun no Hanayome : le surprenant bijou

Bonjour à toutes et à tous. On se retrouve aujourd’hui pour une nouvelle chronique, oui une chronique, ça devient tellement rare …

Le manga qui va être traité aujourd’hui est spécial car on en parle depuis un moment, depuis la diffusion de l’anime pour certains, depuis bien avant pour moi surtout avec les news du Weekly Shonen Magazine que l’on voit chaque semaine. Alors forcément à un moment ce titre a fini par m’intriguer, et alors que je m’attendais juste à un petit titre sympa je suis bien obligé de constater que non, ce n’est pas juste ça.

Malheureusement aucun éditeur français n’en a encore acquis les droits, alors que le manga cartonne au Japon et est publié dans de plus en plus de pays au fil des mois. J’ai donc été obligé de franchir les limites du légal pour le lire en scan (tout en achetant le manga vo en préalable) et vous proposer cette chronique qui, j’espère, pourrait permettre à un éditeur de se dire qu’il serait intéressant de s’y intéresser …

 

Bref, maintenant que le blabla d’introduction est terminé, passons aux choses sérieuses :

 

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Go-Tôbun no Hanayome : le surprenant bijou

Auteur : Negi Haruba

Éditeur : Kodansha (Japon)

Magazine : Weekly Shonen Magazine

Nombre de volumes : 11 (Japon), série en cours

Genres : Comédie, tranche-de-vie, romance, drame

Thèmes : Études, argent, différences sociales, relations humaines

Publication : 09 août 2017 – en cours

Anime : Une saison de 12 épisodes (dispo chez Crunchyroll sous le titre The Quintessential Quintuplets), saison 2 prévue pour janvier 2020


Synopsis : Fûtarô Uesugi, lycéen aux notes fulgurantes, vie dans la pauvreté avec son père endetté et sa sœur. Un jour il reçoit une proposition comme poste de tuteur cinq fois mieux rémunéré que la moyenne de la part d’une riche famille, mais il est loin de se douter qu’il n’aura pas une mais cinq élèves, des quintuplées au caractère bien trempé qui ont comme principale ressemblance d’être toutes en échec scolaire …


 

Un manga sorti de nulle part

Janvier 2017, le Weekly Shonen Magazine publie un nouveau one-shot de 42 pages racontant la rencontre entre un jeune homme et cinq sœurs, les premières pages nous montrant son marriage avec l’une d’entre elles … Laquelle ? Si l’histoire devait s’arrêter là les retours positifs en ont décidé autrement.

Intitulé Go-Tôbun no Hanayome le one-shot sert de base au manga qui sera lancé quelques mois plus tard, en août 2017, deux semaines seulement après la fin d’un certain Fairy Tail (coïncidence ?).

 

Un one-shot qui n’était même pas prévu pour être sérialisé est devenu un immense succès commercial en seulement deux ans. Dans ce sens on peut dire que le manga est sorti de nulle part, mais ce serait rétorquer les divers atouts qu’il a dans sa manche.

Bien que classique son synopsis cahce en réalité une intrigue bien plus fournie. Et bien que nous soyons dans un harem nous avons en face un titre qui l’assume pleinement et qui nous le fait comprendre dès ses premières pages.

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Des quintuplées ?

Vous savez, ce genre de titres où un nombre incalculable de personnages féminins tournent autour d’un protagoniste en étant toutes follement amoureuses de lui, ici c’est loin d’être le cas …

Vous savez, ce genre de mangas où on démarre à trois/quatre personnages et qu’on en ajoute une flopée, inutiles pour la plupart (Nisekoi en a pas mal abusé par exemple mais ce n’est certainement pas le seul), ici ils sont six dès le départ et le restent …

C’est en ce sens que le côté harem est pleinement assumé, de plus cela permet de poser des bases solides dès le départ et de ne pas se perdre en chemin. Malgré tout il ne s’agit que de base, rien ne pouvant justifier qu’on ait en face un excellent titre …

 

Des personnages haut en couleur

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Le nombre de personnages peut donc paraître assez restreint, mais l’auteur se contente du nécessaire. Il n’y a pas besoin de plus et ceux qui sont présents sont déjà excellents.

Si il fallait résumer qui sont ces quintuplées le mot « unique » serait certainement le plus approprié. Elles ont chacune un caractère différent, mais surtout un caractère « bien trempé ».

Elles sont charismatiques, teigneuses, ne lâchent jamais l’affaire et veulent toujours avoir raison. Chacune a son hobby, son passe-temps favori, certaines ont un but, d’autres non. Au fur et à mesure qu’on avance dans le manga on comprend que l’auteur les a pensé dans les moindres détails.

Chacune a sa petite touche de subtilité qui la rend intéressante. Avoir cinq fois le même personnage aurait été redondant, mais l’auteur a su trouver le juste milieu pour qu’elles soient chacune différentes tout en croyant au fait que oui, elles sont bien sœurs au-delà de leur apparence physique.

Car ces fameuses grimaces elles en sont toutes capables …

Ainsi, leur trait de caractère si distinct permet à chacun d’y trouver son compte, entre la grande sœur pas modèle, la starlette pas top, la trop timide, la trop joyeuse et la trop gourmande on brasse un ribambelle de possibilités en terme de comportement qu’il est difficile de dire : « j’en aime aucune ». Et c’est même plutôt l’inverse qui se produit au fil de l’avancée du récit …

 

Le fait qu’elles soient quintuplées permet également d’amener des situations coquaces. Elles se ressemblent tellement qu’il est facile de se tromper de personne. Ainsi chacune est capable de mimer une de ses sœurs et de faire croire à l’autre qu’elle est celle qu’elle mime. Et cette capacité de déguisement est si bien exploitée qu’elles peuvent se faire avoir entre elles, donc n’imaginez même pas pour les autres et pour nous lecteurs/trices.

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Si ça marche parfaitement dans un manga en noir et blanc c’est beaucoup plus dur en anime étant donné qu’elles ont toutes des couleurs de cheveux différentes, et sont donc toutes reconnaissables. Cependant cela ajoute une autre dimension à l’humour qui est recherché derrière et lui permet de parfaitement marcher.

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Et parmi ceux qui tombent le plus souvent dans ces pièges on retrouve le protagoniste principal : Fûtarô Uesugi. L’élève modèle, travailleur, le premier de la classe aux notes plus que parfaites, se révèle ne pas être très futé …

On pourrait penser, puisque nous sommes dans un harem, que nous avons en face le héros classique de ce genre d’œuvre, réservé, mal à l’aise avec les filles, etc … Le caractère de Fûtarô est aux antipodes de ces préjugés et c’est probablement ce qui fait une des forces du titre.

Fûtarô ne paraît pas aussi charismatique mais il se révèle comme étant sûr de lui, sans gêne. Il fonce dans le tas, ce qui lui vaut souvent de tomber dans les pièges qui lui sont tendus.

 

Un message plus profond qu’il n’y paraît …

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Si l’humour est parfaitement maîtrisé, avec un jeu de personnages fluide, ce n’est rien, mais vraiment rien, à côté de la qualité exceptionnelle du titre et des thèmes qu’il brasse …

Revient au premier plan le thème de l’argent puisqu’il est déjà évoqué dans le synopsis. Nous avons à faire à un fils d’une famille pauvre, très pauvre puisqu’ils sont endettés, qui excelle dans ses études face à une famille tellement riche que les quintuplées ont un immense appartement pour elles seules. Cette embauche est donc d’une importance cruciale pour notre jeune héros mais aussi un fait qui peut faire réfléchir …

Ces cinq sœurs sont-elles aussi bêtes qu’on nous le dit ? Quelle est la véritable raison qui les fait décrocher de leur scolarité ?

Le simple fait d’être aussi riche, ou tout simplement de ne pas être dans le besoin, peut être un facteur : ce n’est pas motivant. Mais au-delà on comprend que la situation est plus complexe qu’il n’y paraît.

Certaines s’y prennent peut-être mal, d’autres montrent qu’elles n’ont pas confiance en elles et d’autres qu’elles voient déjà leur avenir loin des bancs d’école. Le fait qu’elles vivent seules, et donc sans parent, peut également être un facteur.

 

Mais l’intrigue ne s’arrête pas à cette question et va beaucoup plus loin. Le fait qu’elles soient quintuplées mais si différentes au-delà de l’apparence physique nous fait nous poser quelques questions. Au fil de leur développement on comprend que tout est loin d’être joyeux. Au-delà de l’humeur bonne enfant qu’elles tentent de dégager ne se cacherait-il pas un traumatisme, une blessure ? Qu’est-ce qui les a fait devenir si différentes alors qu’on nous montre rapidement qu’elles étaient identiques en tout point quelques années auparavant ?

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Impossible de les différencier …

Leurs relations entre elles et avec Fûtarô sont aussi à mettre en avant. On s’aperçoit en effet que l’équilibre entre elles est plus précaire qu’il n’y paraît et qu’il a commencé à se fissurer bien avant le début du récit.

L’ajout de Fûtarô, un élément extérieur, vient mettre plus de grains de sel au plat, il accélère cette cassure et rend leur communication de plus en plus rude. Elles sont au départ (presque) toutes d’accord sur le fait qu’il est idiot de choisir un tuteur du même âge qu’elles, ce qui est entièrement logique. Il est difficile d’en dire autant ensuite. Le fait est que Fûtarô, pour donner ses cours, doit gagner leur confiance, ce qui lui vaudra de vivre de drôles d’aventures avec chacune d’entre elles.

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Une relation entre deux personnes n’est jamais stable, probablement parce que ces mêmes personnes évoluent au fil du temps, de leur vécu et de leurs rencontres. Les premières à cotoyer Fûtarô sont donc les premières à évoluer, et pas forcément dans le sens qu’on l’imagine.

Rien n’est linéaire finalement dans leurs échanges, que ce soient leurs farces, les moments de bonheur, les passages plus douloureux pour d’autres. Et après le développement de chacun de nos six protagonistes on se dit que le message du titre est bien plus profond que ce que laisse suggérer le synopsis.

Go-Tôbun no Hanayome ne cherche-t-il pas simplement à partager des valeurs de bases, dans la vie de tous les jours comme dans les relations humaines ? Ne cherche-t-il pas à nous dire que rien n’est gagné, rien n’est acquis et que tous les efforts, si durs soient-ils, finissent par payer ?

« On rit, on se fâche, on devient triste. C’est en faisant des expériences différentes et en comblant les lacunes des unes et des autres que nous deviendrons un tout. » Chapitre 46

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Dans ce cas une autre question se pose : Fûtarô a-t-il les moyens, tout élève modèle aux notes parfaites qu’il soit, de permettre aux quintuplées de réussir leurs études ? Il a le même âge qu’elles, et en est donc théoriquement au même stade dans ses études comme dans sa vie. Hors on voit bien qu’au-delà de la confiance en lui-même qu’il possède, il est loin d’avoir une vision claire de son avenir, qu’il étudie presque sans s’en rendre compte, sans objectif précis qui pourrait le motiver. Pourquoi étudie-t-il dans ce cas ? Qu’est-ce que cela lui apporte ?

A-t-il donc les moyens, lui qui est loin d’avoir une motivation claire, de motiver ses élèves et de les faire réussir ? Là aussi, en avançant dans le récit, on se rend compte que ses interactions avec les quintuplées le font évoluer, le font réfléchir. Ce sont des personnages qui n’étaient même pas voués à se rencontrer, au-delà de la probablilité de se retrouver dans la même classe. Leur rencontre et leurs échanges ont également un impact sur Fûtarô et le font également douter. L’impact de ces cours à donner peut paraître simple mais peut vite devenir un fardeau, surtout lorsque les élèves n’en font qu’à leur tête.

En ce sens on comprend que les parcours peuvent être semés d’embûches, qu’un effort effectué peut mener à un échec. Est-il pour autant vain ?

L’auteur nous montre bien qu’il ne veut pas leur faciliter la tâche, il nous montre bien qu’aider un/une de ses camarades est une chose louable mais que le résultat final peut être insuffisant. Ce qui rend le titre plus réaliste, les quintuplées ne vont pas se mettre à réussir juste parce qu’elles sont aidées par un génie (qui n’en est même pas un), qu’il n’existe pas de formule miracle pour réussir ses études, que certaines méthodes d’apprentissage peuvent être meilleures que d’autres, que chacun peut avoir sa matière/son domaine de prédilection sans s’en rendre compte et qu’en s’aidant mutuellement en fonction de nos difficultés on peut obtenir de meilleurs résultats.

 

Les clés du succès

Si vous ne lisez pas le manga ce que je viens de vous dire dois vous faire comprendre pourquoi j’adore ce titre et pourquoi il cartonne à ce point … Je suis pourtant loin de vous avoir tout dit !!

 

Au fil de l’avancée du récit des mystères se posent. Et au moment où on pense que ceux-ci vont être résolus on se retrouve finalement à se poser d’autres questions derrière … Oui, on se retrouve avec le même fonctionnement que l’Attaque des Titans, moins poussé puisqu’il y a moins de personnages, mais diablement efficace. Negi Haruba maîtrise son récit, sait où il va et nous le montre sans trop en dire, ce qui nous permet de garder de l’intérêt, et même mieux, de l’augmenter au fil du temps.

J’ignore la vérité qui se cache derrière ces mystères, ceux-ci n’ont peut-être même pas été résolus à l’heure où est postée cette chronique. Ce que je peux vous dire c’est qu’ils nous obligent à nous poser des questions sur le bien-fondé de ce qu’on nous raconte, comme dans l’Attaque des Titans, qu’ils semblent minutieusement concoctés par l’auteur et qu’on ne nous en dit jamais trop pour avoir une seule intuition qui tienne la route. On ne peut que s’arracher les cheveux et voir notre cerveau fumer tant certains mystères sont complètement inattendus dans ce genre d’œuvre …

Et si vous avez vu l’anime vous y êtes déjà entrés puisque le premier de ses mystères est posé dès les premières secondes du premier épisode : Fûtarô se marie avec l’une des quintuplées, laquelle ?

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Impossible de savoir avec l’apparence, les cinq sœurs seraient identiques en tenue de mariée. Ne reste donc que les révélations, qui se comptent pour celui-ci à zéro puisque c’est le fil conducteur de l’intrigue (on ne le saura qu’à la toute fin). Le reste est du même accabit et tant que la réponse finale n’est pas donnée il est difficile, voire impossible, de savoir ce qui a réellement eu lieu à tel moment.

C’est fort, très fort, puisque cela nous oblige à poursuivre notre lecture. Notre faim de savoir, de connaître la vérité nous pousse à poursuivre quelque soit la situation. On finit fatalement par devenir accro au titre, tant il nous transporte dans son récit et ses mystères en plus de nous faire rire en permanence …

 

Ces tranches de rire sont d’ailleurs tout aussi maîtrisées que le reste. C’est notamment dans les gestuelles, les expressions, le découpage, que se trouve la clé pouvant expliquer que le manga soit aussi hilarant malgré son côté bien plus sérieux qui s’en dégage (alors qu’on aurait dû penser l’inverse puisque c’est une comédie à la base).

Il faut déjà dire que ce manga est une merveille graphique, facile à lire, avec un découpage somptueux. Les plus belles scènes du manga en deviennent sublimes, les messages qui s’en dégagent encore plus beaux, raffinés, et l’humour encore plus efficace qu’on ne le pense. Je ne dirai pas que Negi Haruba est un virtuose du dessin comme peut l’être un Kentarô Miura mais plutôt un virtuose de la mise en scène. Chaque case renferme une information, un détail qui peut faire mouche plus loin, l’angle utilisé lui donne plus d’impact. L’humeur des personnages, qui peut varier en très peu de pages, est facilement compréhensible et rend la lecture d’autant plus agréable, d’autant plus fluide malgré la densité du récit.

 

Des défauts ?

Le manga contient quelques rares scènes de fanservice, mais tellement peu qu’il est difficile de les souligner comme un véritable défaut. Nous sommes dans un harem, vous n’échaperez donc pas à certains classiques du genre, mais il faut rester logique, on ne se baigne pas habillé par exemple …

Ce n’est même pas le but de l’auteur puisque dans une interview récente il explique avoir demandé au staff de l’anime de limiter le plus possible ce genre de scènes. Le résultat est qu’on en a une dans l’épisode 1 qui n’apparaît pas dans le manga et c’est tout. C’est la preuve de la bonne volonté de l’auteur, qu’il n’est pas là juste pour vendre de belles filles et qu’il souhaite raconter quelque chose, qu’il y a un propos derrière que ce genre de scènes ne sert pas.

 

Il n’y aurait pas grand chose à redire au manga tant celui-ci est maîtrisé. Peut-être juste que le manga est assez long à démarrer. Les premiers « arcs », bien que déjà géniaux, n’ont pas de réelles connexions entre eux, mais la densité elle-même du récit peut l’expliquer : la mise en place des intrigues, des relations entre personnages, des mystères, etc … Le manga décolle vraiment à partir du troisième volume et enchaîne les masterclass à partir du cinquième.

Et ce avec des couvertures qui ne donnent pas du tout l’illusion d’un tel contenu !!

 

À la fin de l’anime je mettais également en avant l’absence d’autres personnages. Je vous ai dit plus haut que l’auteur se contente de l’essentiel sur ce point et je réitère mes propos ici. Les personnages présents sont ceux qui apportent un plus au récit, ou qui peuvent la faire virer de bord. Ainsi, en avançant dans le récit Fûtarô et les quintuplées vont être amenés à intéragir avec d’autres personnages, des personnages qui les feront réfléchir, hésiter, avancer, prendre des décisions fortes et irréversibles.

Ce que j’annoçais comme point faible se révèle en fait être un point fort : se concentrer sur si peu de personnages permet de les développer vite, des les apprécier vite, de les voir évoluer, grandir très vite …

 

Conclusion

Cela fait plus d’un an que j’ai entendu parler de Go-Tôbun no Hanayome pour la première fois, le manga n’avait que quatre volumes et Kodansha lui faisait déjà des campagnes promotionnelles hors norme. Maintenant que j’ai lu les huit premiers je m’aperçois que c’est amplement mérité.

Ce petit manga que j’annoçais dès la review du premier épisode comme étant une petite comédie sans prise de tête n’ayant pas besoin d’un scénario de folie (oui j’ai dit ça) s’avère être d’une richesse insoupçonnée, d’une densité remarquable, d’une justesse inouïe dans ses propos, ses thèmes abordés, son évolution et sa mise en page.

Pour moi, qui m’attendait simplement à prendre du plaisir c’est une immense surprise et je ne suis probablement pas le seul dans ce cas.

C’est en cela que ce titre est un bijou, une pépite, une perle rare. Il apporte clairement sa pierre à l’édificie à un genre que je ne porte pas dans mon cœur.

Et je n’en reviens toujours pas de penser que tout ce que j’ai dit tient en seulement huit tomes, huit petits tomes. Alors certes le manga n’est semble-t-il pas prévu pour durer longtemps (Negi Haruba annonce dans la même interview sur laquelle on reviendra vite que l’histoire est actuellement (donc env. chap 100) avancée à 70%) mais je connais peu de titres, même courts, qui en ont fait autant.

Go-Tôbun no Hanayome est sans aucun doute ma plus belle découverte manga de l’année, probablement ma plus belle depuis Berserk, oui j’ose le dire !! Des mangas comme ça on n’en voit pas tous les jours donc je ne peux que vous le recommander à 500%, qu’il finisse ou non par sortir en France, même si lire une belle version française serait nettement meilleur …

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Mes notes

Univers : 15/20

Personnages : 20/20

Intrigue : 17,5/20

Dessins : 18,5/20

Moyenne : 17,75/20

 

C’est ainsi que se termine la chronique sur Go-Tôbun no Hanayome. Elle aura mis du temps à sortir mais elle est là et j’espère qu’elle vous a plu, et j’espère qu’elle pourrait avoir un impact, même minime, chez nos éditeurs français pour que l’un d’eux se dise qu’il serait bon de l’éditer.

Bon, entre nous c’était aussi pour vous dire que ce manga est génial et qu’il faut le lire …

Nous aurons l’occasion de reparler du titre prochainement, certainement quand je serais à jour, car il faut que je parle d’un personnage en particulier … Je pense revenir également sur la longue interview de Negi Haruba qui livre une quantité d’informations remarquable.

 

Je terminerai en vous partageant les nombreux comptes Twitter autour du titre qui existent, japonais comme français. Je ne le fais jamais mais pour Go-Tôbun je le fais, parce que ce manga est un bijou :

@negi_haruba : compte officiel de l’auteur

@5Hanayome : compte officiel du manga

@5Hanayome_anime : compte officiel de l’anime

@5Hanayome_ten : compte officiel des expositions autour du manga

@5_ToubunFr : compte fan français du manga

@GoTobunFR : compte officiel français de l’anime

 

Source : 5Toubun no Hanayome Wiki et Livedoor

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26 commentaires sur “Go-Tôbun no Hanayome : le surprenant bijou

  1. Ça fait un moment que tu me fais envie dès que tu parle de ce manga, et c’est encore pire avec cet excellent et copieux article !
    Je continue d’attendre une sortie française pour en profiter dans des conditions optimales !

    Merci et bravo en tout cas !

    Aimé par 1 personne

    1. De rien et merci. Je ne m’attendais tellement pas à ça en commençant l’anime en début d’année. Au départ aussi j’étais parti pour attendre la publication du manga, ma position sur les scans étant assez claire, mais elle se fait attendre et comme je voyais que la hype se poursuivait, au Japon comme en France, j’ai fini par craquer …
      Pour le résultat qu’on voit là.

      Aimé par 1 personne

      1. Oui, du coup je comprends tout à fait que tu sois allé vers les scan.
        J’ai cette tentation pour des séries qui ne sont plus éditées et donc à des tarifs indécents en occasion.
        Dans tous les cas, quand un éditeur français le lancera, je pense que ton article participera à sa hauteur à donner envie à certains/certaines de s’y intéresser !

        Aimé par 1 personne

  2. Très bonne chronique ! Tu rends bien justice à cet excellent manga qui n’a de cesse de me surprendre depuis dix mois maintenant. Je l’avais commencé un peu par hasard en décembre alors que je cherchais à découvrir des mangas du Weekly Shonen Magazine. Je m’attendais à pas grand chose, n’étant pas fan des harem mangas qui sont généralement – il faut le dire – un peu stupides. Le premier chapitre a tout de suite su attirer mon attention et sans m’en apercevoir j’ai été happé par le récit en lisant la suite. Le moment clé pour moi c’était clairement pendant les feux d’artifice. À ce moment on se rend vraiment compte qu’on a quelque chose de costaud en ce qui concerne la construction des personnages, les liens qui se tissent entre eux et la qualité des textes de Negi Haruba avec sa façon remarquable de transmettre des émotions fortes à ses lecteurs.

    Fuutarou est un très bon personnage principal, malin mais peu doué en ce qui concerne les liens sociaux, parfois touchant et imprévisible et terriblement attachant avec son sale caractère et sa détermination qui n’est plus à prouver. On est loin du personnage creux au charisme de mollusque qu’on a tendance à trouver beaucoup trop souvent dans les mangas de ce genre.
    De même pour les quintuplées. Elles ont des relations très fortes qui les unit et cela contribue largement à la qualité de l’œuvre.

    Et il faut avouer qu’on se laisse assez facilement prendre au jeu. Qui est la mariée bon sang ?! ^^
    Typiquement le genre de manga qu’il faut lire de façon hebdomadaire pour rester sur des suspenses insoutenables d’une semaine à l’autre.

    Bref il entre assez confortablement dans mon top 3 des mangas de ce magazine avec To your eternity et Shine !

    Aimé par 1 personne

  3. C’est un des rares shonen harem romcom que j’ai envie de lire (et le seul qui n’est pas licencié^^’), pour tous ses retours positifs comme ton article très complet, et surtout depuis l’animé. Au départ, je ne suis pas vraiment la cible et je n’en lis pas, par contre je les regarde tous en animé et c’est clairement un de mes préférés Déjà c’est rare pour ne pas dire unique mais j’aime beaucoup le MC et ses relations avec les sœurs sont bien plus intéressantes que la plupart des titres du genre J’avais vu pas mal de comparaison avec We Never Learn mais alors pour le coup j’ai trouvé l’animé juste mauvais et bourré de fan service facile et sans intérêt, rien à voir. Bref j’espère qu’il finira pas être licencié!

    Aimé par 1 personne

    1. Je ne m’intéresse pas aux scans non plus mais quand on n’a pas le choix pour découvrir des pépites …
      Ça fait deux ans que je n’avais pas lu de manga aussi maîtrisé, aussi beau graphiquement. C’est plus qu’un coup de coeur pour moi.

      Aimé par 1 personne

      1. Je sais, tu ne cesse d’en parler 😁
        Perso, j’attendrais une sortie légale, sinon, je me connais, je serais capable de pas acheter le titre car je l’aurais déjà lu. (Je trouve rarement le temps de relire mes manga…)

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      2. Ah oui, en effet. Perso c’est une règle que je me fixe : toujours acheter un manga que j’ai lu en scan. Et comme je possédais déjà les Go-Tôbun ça ne posait aucun pb (d’ailleurs faut que j’aille me procurer le 11).

        Aimé par 1 personne

      3. J’ai déjà pas le temps de lire tous les manga que j’achète, alors lire du scan pour le relire éventuellement ensuite quand il sortira en papier, j’y arriverais pas 😅
        Ou alors il faudrait qu’il y ai une plateforme d’abonnement ou un truc du genre.

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  4. Très bonne découverte, je vais regarder l’anime pour voir si ça me plaît (en lisant ton article ça s’annonce déjà bien) 🙂 . Mais j’espère quand même qu’il sortira un jour en France ^^

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    1. En espérant que ça te plaise. Je te conseille de la regarder en entier, même si elle s’arrête à la fin du tome 4 et que le manga devient une folie à partir du 5 (enfin je dis ça mais c’est déjà excellent avant).

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      1. J’ai fini l’anime récemment et je l’ai presque vue d’une traite tellement j’ai adoré 😍. Vivement 2020 pour la sortie du manga et de la saison 2

        Aimé par 1 personne

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