Parasite tome 1 – Neo Parasite

Bonjour à toutes et à tous. On se retrouve aujourd’hui pour parler d’une de mes œuvres, préférées, qui est certainement mon anime préféré, et que j’ai enfin l’occasion de découvrir en manga. Vous l’avez vu au titre et à la miniature, on va parler de Parasite.

 

Parasite édition originale 1 vf

Parasite édition originale tome 1

Auteur : Hitoshi Iwaaki

Éditeur vo/vf : Kodansha/Glénat Manga

Parution : 19/02/2020


Synopsis : Depuis des milliers d’années, l’Homme se trouve au sommet de la chaîne alimentaire. Jusqu’au jour où de mystérieuses sphères, abritant d’étranges parasites, se répandent un peu partout sur Terre. Rapidement, les entités prennent possession de certains habitants. Nul ne sait d’où elles viennent, mais ce qui semble certain, c’est qu’elles sont là pour débarrasser le monde de l’espèce humaine.

Shinichi, jeune lycéen, est un « hôte » dont le cerveau a miraculeusement été épargné : et pour cause, Migy, son parasite, a pris possession de son bras droit ! Ce cas exceptionnel va déboucher sur une singulière cohabitation. Car au-delà de la fusion physique opérée entre Migy et Shinichi, qui partagent désormais le même corps et la même vie, va se développer un lien d’attachement particulier où les deux êtres vont apprendre chacun l’un de l’autre. Alors que Shinichi se découvre doté d’incroyables facultés physiques, il prend aussi conscience de la menace qui plane sur ses proches… et sur l’humanité tout entière.

Réussira-t-il, avec l’aide de Migy, à enrayer l’inévitable invasion ?


Chronique anime

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Tome suivant


Mon avis : La semaine dernière je vous ai sorti ma chronique sur l’anime qui datait de 2017. Cette année-là j’avais revu l’anime pour en faire une chronique sur mon premier blog dont le contenu était loin d’être aussi chargé qu’ici. Ce qui m’a permis de me remettre dans le bain avant la sortie de cette nouvelle édition.

Quand j’évoque Parasite je n’ai que de bons souvenirs en tête : une œuvre complète, complexe, intelligente, bien menée et aux propos innovants, notamment pour son époque. Car il faut bien penser que si l’anime est récent (2014) le manga, lui, a été publié entre 1988 et 1995 dans les pages du magazine Afternoon de Kodansha et entre 2002 et 2004 chez Glénat.

 

De quoi ça parle ?

On suit l’histoire de Shinichi Izumi, jeune lycéen qui voit un jour débarquer dans sa chambre un parasite qui cherche à s’emparer de son cerveau, Shinichi réussira à le bloquer dans son bras où le parasite s’y est développé à contrecœur. Au même moment, à divers endroits sur la planète d’autres parasites ont réussi à s’emparer du cerveau d’humains et commencent des séries de meurtres qui defrayent les chroniques.

Qui sont-ils ? Personne ne le sait. D’où viennent-ils ? Personne ne le sait. Quel est leur but ? Personne ne le sait sait, si ce n’est que eux ont reçu l’ordre de dévorer toutes les personnes de l’espèce qu’ils viennent de parasiter …

Parasite a une approche assez écologique, on se demande ce qui se passerait si la population humaine diminuait ou disparaissait, on cherche à comprendre pourquoi les humains se comportent ainsi.

Leur mode de pensée paraît en effet irrationnel aux yeux des autres espèces, les parasites en premier et Migi n’aura de cesse de le souligner à Shinichi qui n’a clairement pas les mêmes priorités.

Les parasites se rapprochent ainsi davantage des animaux, ils pensent avant tout à leur survie et à « obéir » à l’ordre qui leur a été donné : tuer tous les humains. Migi, qui n’a pas reçu cet ordre vu qu’il n’a pas mangé le cerveau de Shinichi, se pose ainsi de nombreuses questions et les découvertes qu’il va faire vont l’amener à réfléchir sur ce que représente le parasite pour l’Homme et l’Homme pour les autres espèces …

« Shinichi, j’ai regardé dans les livres ce que voulait dire « démon », et je trouve que ce qui s’en rapproche le plus, ce sont vous, les humains. » Migy à Shinichi, chapitre 3

 

Plus complet que l’anime …

C’est la sensation que j’ai eu en lisant ce premier volume. L’anime est déjà magnifique et rondement mené, sans réelle fausse note, mais certains passages du manga ne m’étaient pas du tout familier. Certes je n’ai pas vu l’anime depuis presque 3 ans mais je n’avais aucun souvenir de certaines scènes qui apportent tout autant de propos intéressants que celles dont je me souvenais.

Et à vrai dire, ça ne me surprendrait pas de découvrir à l’avenir des passages qui n’auraient pas été retranscrits dans l’anime. Adapter un manga en 10 volumes en 24 épisodes ce n’est pas si simple, surtout pour un titre aussi dense qui porte autant à la réflexion.

Le manga va donc peut-être aborder davantage de sujets que l’anime, et il y en a déjà un que je peux ressortir facilement de ce premier volume. Mais qu’on soit d’accord, l’histoire reste la même et je trouve qu’elle a déjà beaucoup avancé dans ce premier tome …

 

Côté dessins et édition

Parasite I1

Parasite date de 1988, et ça se sent … les personnages ont peu de ressemblance avec ceux que j’ai connu dans l’anime, notamment pour les coiffures et les styles vestimentaires.

 

 

L’anime les a clairement rajeuni pour coller à un public moderne. Car en voyant le manga je me dis « les personnages ont tous pris au moins 10 ans en apparence » et il est clair que l’anime devait faire ces retouches. Pour le manga il suffit de se dire que c’était tout à fait normal à l’époque. Les styles ayant nettement changé en 30 ans.

Côté édition Glénat nous livre un magnifique livre avec un papier blanc, nettement plus blanc que ceux des autres mangas que j’ai en attente de lecteure. Et bien qu’il n’y ait pas de page en papier glacé nous avons les pages couleurs d’origine, un vrai plus pour une édition qui se veut juste être une édition originale.

 

Conclusion

J’aime tout autant Parasite en manga, peut-être qu’en fonction des développements qu’on aurait ensuite je pourrais l’aimer davantage que l’anime, qui je le rappelle, est un de mes titres préférés sous ce format.

Ce manga amène des développements majeurs en vues des enjeux du 21ème siècle, tant sur le comportement de l’Homme que celle des espèces animales en général. Il cherche à nous faire réfléchir en nous posant des questions sans en apporter de vraies réponses, ce qui est une des principales forces du titre.

Et tous ses atouts se ressentent dès les premières pages du titre, Hitoshi Iwaaki maîtrise son sujet et sait ce qu’il souhaite raconter à travers Parasite.

En tout cas si jamais certains parmi vous débutent Parasite avec cette édition originale, je peux vous dire que du point de vue de l’anime la suite va être géniale. Et pour ce qui est du manga, si certaines scènes divergent je ne peux vous le dire ici vu que je les ignore également mais je ne vois pas pourquoi elles ne seraient pas moins intéressantes …

Mes notes

Personnages : 4/4

Intrigue : 4/4

Univers : 4/4

Dessins : 3/4

Apréciation personnelle : 4/4

Total : 19/20

 

Neo Parasite

Neo – Parasite

Éditeur vo/vf : Kodansha/Glénat Manga

Parution : 19/02/2020


Synopsis : Douze grands auteurs se sont rassemblés pour créer cette anthologie officielle autour de l’œuvre culte Parasite.

Suite, spin-off, mélange d’univers, aspects non évoqués dans le manga… Chaque auteur a rendu hommage au manga de Iwaaki à sa façon : réflexion sur l’humanité par Moto Hagio, combats militaires par Ryoji Minagawa, parodie érotique par Akira Hiramoto (Prison School), ou improbable fusion de Lucy et Migy par Hiro Mashima (Fairy Tail)… L’univers de Parasite est décidément un très bon point de départ pour développer son imagination !


Découvrir un extrait


Mon avis : En 2014, à l’occasion de la nouvelle mise en avant de Parasite avec l’arrivée de son adaptation en anime, douze auteurs rendent hommage à l’œuvre d’Hitoshi Iwaaki en dessinant de courts one-shots. Neo-Parasite les regroupe sous forme d’anthologie et Glénat en profite pour le publier pour la première fois chez nous en même temps que le premier volume de l’édition originale dont on a parlé juste au-dessus.

En dehors de Lucy et Migy d’Hiro Mashima je n’avais lu aucun de ces petits one-shots, c’était donc l’occasion pour moi de les découvrir. Et pour tout vous dire, je ne m’attendais pas à ce que ça soit aussi intéressant …

 

Les douze auteurs ici présents travaillent dans des genres bien différents, et apréhendent donc l’univers de Parasite de bien différente manière, leur permettant à tous d’être unique et d’apporter un vrai plus par rapport à l’œuvre originale.

Certains approfondissent certains thèmes ou passages de la série, d’autres sont plus légers et vont davantage dans l’humour, tandis que quelques clins d’œils sont notables et forts appréciables.

Par contre je vous préviens : ne lisez pas Neo-Parasite sans avoir fini Parasite !! Je ne l’ai vu indiqué nul part mais je trouve après lecture qu’il y a des risques de spoils. Car certains de ces one-shots approfondissent l’histoire comme je l’ai dit juste au-dessus, et parmi eux il y en a qui sonnent presque comme de véritables suites tant elles apportent à l’univers. Il est en effet question de scènes présentes bien plus loin que ce premier volume …

 

Niveau dessins, comme il y a 12 auteurs différents les styles graphiques varient énormément.

 

Des styles les plus classiques aux plus orginaux, des traits les plus modernes aux plus travaillés, détaillés, il y a de tout.

Côté édition on a cette fois un papier classique de chez Glénat, loin d’être aussi blanc que celui de Parasite, mais le volume contient des pages couleurs, certains chapitres étant même entièrement en couleur.

 

Mes préférés

  • Sur l’estier de Yura de Moto Hagio, la première histoire présentée et aussi la plus longue, est sans aucun doute ma préférée de toute. Elle présente la suite à ce qui est certainement la scène la plus marquante de Parasite et contient un suspens insoutenable de bout en bout, avant de nous surprendre par la conclusion qu’il apporte.
  • Je citerais ensuite Eat it de Moare Ohta, la deuxième histoire présentée, qui revient sur la vie vécue par un parasite sur de nombreuses années, ainsi que la manière avec laquelle il va aborder la famille et la vieillesse.
  • Pour finir je citerais L’alternance de Takatoshi Kumakura, la septième histoire présentée, qui nous montre la rencontre entre deux parasites plusieurs années après la fin de la série, l’un d’entre eux aborde alors son vécu et la manière qu’il a d’appréhender sa survie et son comportement avec son environement.

 

Conclusion

Rien que pour Sur l’estier de Yura je pourrais dire que Neo-Parasite est un indispensable. Certaines histoires apportent davantage d’humour que de contenu mais le tout s’harmonise bien et nous donne un ouvrage vraiment agréable à lire.

Mes notes

C’est difficile de noter l’ensemble sur les mêmes bases donc je donnerais simplement la note de 15,5/20, car ça reste un très bon tome que j’ai bien apprécié.

 

Merci d’avoir lu cet article, j’espère qu’il vous a plu. N’hésitez pas à le partager si c’est le cas ni à me dire ce que vous en avez pensé.

Sur ce, bonne journée/soirée à toutes et à tous et à bientôt pour parler de mangas sur Parlons Manga ^^

8 commentaires sur “Parasite tome 1 – Neo Parasite

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