Magi – The labyrinth of magic : le shonen politique

Bonjour à toutes et à tous. Après presque trois années d’attente le manga Magi – The labyrinth of magic a pris fin en France. Pour l’occasion j’ai décidé de relire l’intégralité de ce titre si particulier qui a su me conquérir il y a plusieurs années de cela.

J’adore Magi, ce manga si atypique et pourtant si classique, et je souhaite au travers de cette chronique vous expliquer pourquoi il m’a plu mais surtout vous expliquer pourquoi ce manga est incroyable et qu’il mérite d’être lu par le plus grand monde.

Prêts à faire une petite virée en Orient ? …


Petite précision, nous parlons du manga et non de l’anime. Si des images de l’anime se glissent c’est simplement pour illustrer. Nous ne parlerons pas non plus du spin-off Magi – Sinbad no Boken, jamais sorti en France.


Magi the labyrinth of magic

Magi – The labyrinth of magic : le shonen politique

Auteure : Shinobu Ohtaka

Éditeur : Shogakukan (Japon), Kurokawa (France)

Magazine : Weekly Shonen Sunday

Nombre de volumes : 37 (terminé)

Genres : Action, aventure, drame, comédie, fantastique

Thèmes : Royauté, esclavage, guerre, magie, politique, amitié, vengeance, etc …

Publication : 3 juin 2009 – 11 octobre 2017

Anime : Deux saisons de 25 épisodes (autrefois disponible sur ADN, disponible en version physique chez Kazé)


Il s’appelle Aladin, jeune garçon espiègle, pervers sur les bords et accompagné d’une flûte qu’il utilise pour faire appel à « son ami ». Ce mystérieux garçon semble être doté de capacités spéciales, mais il ignore qui il est, pourquoi il est là ni quel est son but à atteindre.

Il s’appelle Ali Baba, jeune homme roturier rempli de rêves, mais conscient de la place qu’il occupe dans un monde si inégal. Il souhaite explorer un labyrinthe pour y récupérer toutes les richesses qu’elles enferment, mais aucune personne s’y étant aventuré n’est revenue vivante …

Leur rencontre, si fortuite, va être le point de départ d’une grande aventure qui va chambouler l’Histoire à jamais …


Au pays des 1001 nuits

N’avez-vous jamais rêvé de découvrir un trésor au fin fond de terres inexplorées, d’y trouver un génie et d’y faire exhausser vos vœux ? Dans Magi – The labyrinth of magic c’est possible … enfin pas tout à fait.

Labyrinthe Amon

L’univers dans lequel nous entrons nous invite à voyager dans les lointains pays de l’est à une époque non déterminée.

Ce monde a vu fleurir depuis de nombreuses années des labyrinthes. Apparus de nulle part, personne ne sait d’où ils viennent ni comment ils ont atterri ici. Entourés de mythes, ceux-ci permettrait à quiconque en sort vivant de devenir riche et de grimper dans l’échelle sociale, certains étant même devenus rois après les avoir exploré.

C’est en quête de richesse que le jeune Ali Baba Salujah souhaite y tenter sa chance. Lui, misérable charretier conduisant les voyageurs d’une ville à l’autre. C’est au cours d’un de ses voyages qu’il fait la rencontre d’un jeune garçon, Aladin. Cet enfant naïf qui semble découvrir le monde comme au premier jour possède un pouvoir rarissime : de sa flûte il peut faire apparaître le corps d’un djinn. Ali Baba en est alors persuadé, il a trouvé le partenaire idéal pour explorer le labyrinthe de la ville désertique de Tchitchan …

Magi trio

Le labyrinthe enferme un monde à part entière, peuplé de ses propres créatures ainsi que d’un djinn qui en est le chef. De ce fait apparaît une question : pourquoi Aladin a-t-il un djinn ? Qui est-il vraiment ? …

De ce point de départ naît un univers d’une richesse inestimable. Tout au long de la série on va être amené à découvrir divers pays, divers personnages et des coutumes qui leur sont propres. Et malgré toutes ces différences l’ensemble se marie à merveille, servant brillamment les propos du manga sur lesquels nous allons revenir plus bas.

Ainsi de nombreux grands États de l’histoire sont représentés dans le titre tels que la Chine ou l’Empire Romain, parmi de nombreux autres, et chacun aura son rôle à jouer par la suite …


Les rokhs, la force du monde

Aladin rokhs

Comme nombre de shonen qui se respectent Magi a sa propre source d’énergie qui lui est propre. Celle-ci se nomme rokh et a des particularités bien spécifiques qui se dévoileront tout au long de l’histoire.

Les rokhs sont la force de ce monde, c’est d’eux que provient la magie, c’est d’eux que provient la vie, c’est à eux que revient l’âme. Ils sont tout, sans eux le monde serait drôlement différent.

Et c’est là qu’Aladin se démarque. Là où la majorité des personnes ne perçoivent même pas l’existence des rokhs, là où quelques autres arrivent à peine à les utiliser, Aladin arrive à les assembler, les faire apparaître aux yeux du monde. Aladin est aidé par les rokhs, il est aimé de ses derniers qui lui donne leur force pour franchir les obstacles se dressant face à lui.

Clan Koga

Les rokhs servent donc de base pour créer la magie, que ce soient pour les sorciers, en mesure de les percevoir et les utiliser, ou pour d’autres qui ont tous une particularité identique …

En effet toute personne triomphant d’un labyrinthe reçoit le pouvoir du djinn qui le gardait. Elle sera par la suite capable de l’invoquer pour faire appel à sa magie qu’elle utilisera à travers un artefact, un « écrin enchanté ».

De ce don découle un système hiérarchisé permettant de montrer à quel point tel pouvoir est maîtrisé par telle personne. Un système efficace, notamment en début de série étant donné qu’il ne sera plus très utile ensuite …

On peut ainsi voir et comprendre aisément la progression des personnages, de l’utilisation basique de leurs pouvoirs à la plus développée et complexe.


Les faiseurs de roi …

Aladin sagesse de Salomon

Parmi les questions qui le tourmentent sur son identité, Aladin en trouvera une très vite : il est un Magi …

Le Magi est un faiseur de roi, il est défini comme devant guider les candidats à la royauté qu’ils ont désigné au préalable. En amenant Ali Baba dans le labyrinthe d’Amon il le désigne sans le savoir comme son candidat au trône royal.

Les Magi ont ainsi une importance capitale, et Aladin le comprendra au fur et à mesure de son voyage, en découvrant nombre de personnages, dont d’autres occupant la même fonction que lui.

Pourtant ça ne s’arrête pas là !! Aladin n’est pas un simple Magi et le comprendra vite …


L’univers de Magi est immense, tellement qu’il mériterait un article à lui tout seul. Maintenant, entrons dans le vif du sujet, car si ce manga a su me convaincre, c’est bien parce qu’il va beaucoup plus loin que le spitch de base …


L’art de gouverner

Les Magi étant des faiseurs de roi la question se pose à eux de sélectionner les personnes qu’ils jugent les plus à même de remplir cette fonction si importante pouvant chambouler l’histoire à jamais.

Ainsi, la question « comment gouverner un pays ? » ressort vite. Les nombreux États en place utilisent des systèmes bien différents, leurs cultures et leurs modes de vie si éloignés les uns des autres font qu’ils finissent par s’opposer. Dans ces conditions quelle est la meilleure option à appliquer ?

C’est là que la richesse de l’univers sert l’intrigue. Il n’existe pas une manière de gouverner mais des dizaines, voire des centaines, avec différents systèmes politiques pouvant se mettre en place et convaincre à un moment, avant de devenir dénués, dépassés, ambigus.

Chaque État a ainsi son fonctionnement qui lui est propre et qui peut être amené à évoluer en fonction des évènements, des décisions de chacun.

Décisions qui peuvent avoir de grandes répercussions, dans un sens positif, pour aider, accompagner le peuple, comme négatif, en l’exploitant, le maltraitant …


L’art de gouverner a donc son importance dans Magi. Existe-t-il un meilleur système politique qu’un autre ? Les prises de décisions des Magi et des rois mènent à se le demander sans qu’il soit simple d’en tirer une réponse, tant chaque peuple est différent et acceptera, ou rejettera différentes manières de gouverner que d’autres pourraient apprécier.


De nobles ambitions qui s’entremêlent

Ren family x Judal
Source image

À la question « Comment gouverner un pays ? » il y en a une autre qui trouve tout son sens en voyant les multiples coutumes de chaque peuple : « Comment s’entendre ? »

Avec autant d’États et autant de peuples différents, aux mœurs parfois radicalement opposées, il n’est pas surprenant de voir des conflits apparaître. Chacun est prêt à défendre sa part, à conserver son libre arbitre, son indépendance, quitte à devoir prendre les armes si nécessaire.

Un État ayant décliné au fil des siècles doit-il se ranger aux côtés de la force montante ? Un peuple opprimé par son roi doit-il se rebeller ? Deux États belliqueux, avides de pouvoir et de richesse, doivent-ils forcément se confronter par la guerre ?

Ainsi, derrière les masques de questions générales, certains personnages avancent avec un noble objectif, pour lequel ils œuvrent depuis de nombreuses années. Ceux-ci n’ont tellement rien à voir avec d’autres qu’ils finissent logiquement par être en désaccord, cherchant avant tout à défendre leur point de vue et à l’imposer à l’autre …


Mais ne se voient-ils pas trop beaux ? Derrière leurs nobles ambitions qui montre une certaine sagesse d’esprit, se trouve une réalité qui peut être difficile à accepter pour d’autres. Derrière cette eau claire et translucide que représentent leurs ambitions se trouve une face plus sombre montrant les sacrifices, la souffrance et le combat nécessaire pour y parvenir.

Surtout qu’en y réfléchissant, en voyant plus loin on se rend compte que la finalité de leurs objectifs est souvent la même. Qu’au final, si le résultat obtenu serait différent, le monde serait dans un état similaire, ou quasiment …

Sindbad revêtmage Baal

Pourquoi une simple discussion ne peut-elle pas régler leurs différents si le résultat final serait le même ? L’être humain est malheureusement trop complexe et surtout mauvais pour que ce soit si simple …

Ces nobles ambitions accompagnent des êtres qui certes veulent avant tout le bien du monde, mais qui veulent surtout, eux, être au sommet de la pyramide qu’ils souhaitent construire. L’orgueil ressort de chacun d’eux, les empêchant d’accepter que l’autre en face a aussi raison.


Matal Mogamed

Finalement peut-on encore parler de noblesse, dans le sens positif du terme, quand pour atteindre son objectif on maltraite une partie entière de son peuple ? Ne se sont-ils pas trompés dans le chemin à suivre pour améliorer le monde ? Peut-on même dire que l’un d’entre eux ait raison ?

Chacun a sa propre vision du monde idéal et cherche à le construire, à différentes échelles. Et lorsque cette vision devient extrême, tous les moyens sont permis pour l’atteindre, ce que l’Histoire a eu l’occasion de montrer à plusieurs reprises …


Une vérité glaçante

Derrière ce part-terre de questions sans réponses se cache une vérité échappant au commun des mortels …

Nous le disions au-dessus, Aladin n’est pas un simple Magi et le comprendra très vite. Et ce sera amplement visible pour nous, lecteurs, tant son changement de comportement est notable.

L’intention d’Aladin est à la base on ne peut plus simple : lui qui vient de débarquer dans ce monde veut simplement se faire des amis. Ce souhait ne changera pas mais notre protagoniste comprend vite quel est son rôle et ses actions vont en être impactées.


La vérité qui se cache derrière l’intrigue est glaçante, et fait réfléchir sur de nombreux sujets. On se rend encore mieux compte à quel point l’univers est parfaitement maîtrisé et exploité par Ohtaka. Chaque élément, chaque détail est pensé pour avoir un intérêt, un rôle dans le grand échiquier représentant l’Histoire de ce monde.

La vérité qui se cache derrière l’intrigue la fait virer de bord au moment où elle est révélée. Les personnages, tout en gardant leurs objectifs respectifs, se posent des questions et le débat finit par prendre le dessus …


Magi est un manga qui souhaite nous faire réfléchir, c’est un fait. Et parmi toutes les questions qui nous sont posées certaines vont prendre le dessus, dont une qui résume certainement l’ensemble …


Doit-on croire au destin ?

Doit-on croire au destin ? Mais avant toute chose, qu’est-ce que le destin ?

Puissance supérieure qui semble régler d’une manière fatale les événements de la vie humaine (définition Larousse)

Doit-on croire à l’existence d’une force supérieure, dépassant l’entendement, qui aurait la mainmise sur les simples mortels que nous sommes ? Les Magi choisissent les rois, on pourrait penser que sont eux qui guident le destin, mais eux aussi sont à la base de simples humains, cela ne marche donc pas.

Tout au long de l’intrigue le destin va être abordé. Il a son importance et il démontre être réel. Chaque être vivant à une vie qui lui est prédéfinie à l’avance, et il la suivra tant qu’il restera dans le « droit chemin ».

Mais s’il s’en détourne ? S’il refuse le destin qui lui a été donné ? Que faire ?


Là où l’intelligence d’esprit de l’auteure a primé, c’est qu’on ne nous donne pas une solution toute simple, à coups de « c’est le destin, c’est ainsi » ou « c’est le mal, on doit le combattre ». C’est avant tout un concept, comment peut-on être certains qu’il existe ?

Il est réel ? Mais il n’y a aucun moyen de démontrer son existence … du moins pour des humains lambdas.


La vérité qui se cache derrière le destin est bien différente de ce que l’on pourrait imaginer à la base. Cela nous relie au point précédent, il y a quelque chose qui nous dépasse, et apprendre son existence nous fait relativiser, on réfléchit, se pose de nouvelles questions et on finit par débattre dessus.

Pourquoi le destin existe-il ? Qui l’a mis en place ? Doit-on réellement le suivre ? Est-ce un mal de ne pas le suivre et de choisir une autre route ?

Car l’intrigue nous montre bien qu’il est possible de s’en détourner, que d’autres chemins existent que le « destin », que d’autres « destins » existent et peuvent eux aussi être réalisés.


Toute notion devient alors plus relative : qu’est-ce que le bien, qu’est-ce que le mal ? Est-ce réellement mauvais ou bon d’ailleurs ? Puisque nos actions son écrites à l’avance, a-t-on réellement le droit de se plaindre ? Puisqu’on peut s’en détourner pour en trouver un autre, doit-on réellement suivre celui qui est écrit à la base ? …

Tant de questions à se poser, soulevées par un simple concept dont rares sont ceux qui en perçoivent l’existence. Un concept qui remet à mal des notions semblant acquises pour tous mais qui finalement ne relèvent que de la volonté, de la perception de chacun : qu’est-ce qui est bien, qu’est-ce qui est mal ?

Chaque personne en apportera une réponse différente car personne n’est identique à un autre, les souvenirs sont différents, les origines, les croyances sont différentes, les objectifs sont différents. Le mode de pensée ne peut donc pas être uniforme, ce qui implique que le destin ne pourra pas être accepté de la même manière par tous.


Doit-on en vouloir à ceux qui rejettent le destin qui leur a été donné ? Quand on se retrouve esclave sans avenir, enfant de bidonville qui ne peut espérer rien de mieux que survivre, ou quand sa famille se fait décimer sous ses yeux … Doit-on réellement leur en vouloir ? D’avoir usé de leurs forces, torturés, exterminés ceux qui étaient les plus faibles, d’avoir assouvi une soif insatiable de pouvoir, de connaissance, de reconnaissance … Doit-on vraiment leur en vouloir ? D’avoir voulu œuvrer pour la paix par la guerre, par la paix, par l’alliance, d’unifier le monde sous un seul sigle …

On se retrouve dans des pièces de théâtre où chacun joue un rôle qui lui est prédestiné, chaque pièce se battant pour dominer l’autre, ou tel personnage n’a pas le même rôle, tel évènement ne survient pas, …

Magi 37 vf

Peut-on donc dire qu’ils n’étaient pas eux-mêmes ? Après tout ils jouaient un rôle, ils étaient destinés à devenir ainsi et ne pouvaient y échapper.

Pourtant cette quête, tout autant spirituelle que frénétique, n’aboutit-elle pas à une réponse que chacun a trouvé, en réalisant ses propres choix, de ses propres désirs pour améliorer son avenir et l’avenir des autres ? Ou est-ce là encore le destin qui joue avec eux ?

Chaque personnage a son libre arbitre et choisit une réponse qui lui est propre et qui correspond au résultat d’un questionnement sur soi-même et les personnes les entourant. Mais si modifier le code du destin rend obsolète une réponse trouvée après de longs débats, mûrement réfléchi et permettant d’afficher une certaine fierté, peut-on encore dire que chaque personnage a son libre arbitre ?


On pourrait tourner en rond longtemps ainsi. De ses discussions qui occuperont de nombreux chapitres et volumes ressort bien une réponse, mais il s’agit de celle des personnages que nous avons suivi et du destin qui les y a amené. Cette réponse saurait-elle résoudre les problèmes survenant ailleurs ? Pas sûr.

De ce fait il est impossible d’apporter une réponse précise. Il en existe plusieurs et chacunes se défendent.


Conclusion

Magi a beau être un shonen, il aborde des thèmes on ne peut plus matures cherchant à nous faire réfléchir et relativiser sur notre monde. Doit-on accepter ou rejeter les différences entre peuples ? Que ce soit une simple apparence physique qui les différencie, le lieu de vie, la religion, les coutumes. Devrait-on tenter d’unifier le tout sur une seule égérie ou non ?

L’un comme l’autre finit par amener à des conflits d’intérêts, au-delà du peuple à défendre se trouvent des hommes, des Humains on ne peut plus normaux qui ont leurs forces et leurs faiblesses.

Ainsi les oppositions qui nous sont montrées sont avant tout ces mêmes conflits d’intérêt, chacun défendant la part qu’il a durement acquise au fil des années. Et au final on se retrouve, nous lecteurs, à n’en vouloir à personne.


Personne n’est réellement mauvais, personne ne l’est réellement devenu d’ailleurs. Chacun avance avec l’objectif d’améliorer le monde, le rendre meilleur pour celles et ceux qui les entourent et pour les générations futures.

Mais même si on atteint notre objectif, d’améliorer le monde, celui-ci sera-t-il réellement meilleur ? Tout dépend du point de vue de chacun, du monde dans lequel on se trouve et son fonctionnement qui peut varier d’un jour à l’autre …

La satisfaction se mêle alors à un sentiment nostalgique. A-t-on bien fait ? N’était-ce pas mieux avant finalement ? L’un comme l’autre se défend.


Vous l’aurez compris, Magi a beau être un shonen, son discours politique et philosophique nous fait réfléchir et relativiser sur les évènements de notre monde. Quelque soit l’époque abordée, les Hommes ont toujours cherché à agrandir leur autorité et leur emprise sur le reste du monde. Mais les royaumes, les civilisations qui sont fondées finissent toujours par s’effondrer. Est-ce une destinée écrite à l’avance que de perpétuer ce système aussi vieux et basique ? Nous ne le saurons certainement jamais …

Magi trio 2

Mes notes

Univers : 19/20

Personnages : 16/20

Intrigue : 18/20

Dessins : 15/20

Moyenne : 17/20


C’est ainsi que se termine la chronique sur Magi. Une chronique, enfin vous allez me dire, la précédente date quand même de septembre 2019 … Mais vous savez qu’il me faut relire le titre en question pour cela, ce qui prend nécessairement beaucoup de temps alors que j’en ai plus autant qu’avant.

J’espère en tout cas vous avoir donné envie de lire ce titre qui mérite beaucoup plus que le peu de succès qu’il a rencontré chez nous. En tout cas, personnellement je ne peux que reconnaître que Magi est un des meilleurs mangas des années 2010, c’est une œuvre complète, complexe, qui nous amène à réfléchir sur des sujets auxquels nous ne sommes pas habitués.

Ce manga si riche, si dense, si complet dans ses propos, mérite qu’on en parle davantage et c’est aussi pour cela que j’ai décidé d’écrire cette chronique suite à la sortie des deux derniers volumes.


Je termine donc cette chronique en vous remerciant de l’avoir lu, n’hésitez surtout pas à la partager, à réagir dessus. Connaissiez-vous ce manga ? Est-ce que vous l’adorez ? … Magi a été une œuvre importante pour moi dans la manière d’aborder le manga, j’ai donc hâte de savoir ce qu’il en est pour vous.

Sur ce, bonne journée/soirée à toutes et à tous et on se retrouve bientôt pour parler de mangas sur Parlons Manga ^^

8 commentaires sur “Magi – The labyrinth of magic : le shonen politique

  1. Personnellement, je n’ai lu que le premier tome donc je ne peux pas vraiment parler en connaissance de cause, mais j’ai très envie de le lire.
    Mais du fait de son nombre de tomes je me suis plutôt tourné vers Orient, la nouvelle série de l’autrice. Et en deux tomes, j’ai déjà l’impression qu’on retrouve des thématiques communes à te lire.

    Aimé par 1 personne

    1. J’ai lu les deux premiers tomes d’Orient aujourd’hui et c’est vrai qu’il semble y avoir quelques thèmes en commun.
      En tout cas je ne peux que fortement te recommander Magi, malgré la longueur. Au moins contrairement à d’autres il est terminé, c’est déjà ça.

      J'aime

      1. Oui, la longueur en soi n’est pas un problème, sauf en terme de budget. J’espère pouvoir l’acheter à partir de l’année prochaine mais sans certitude. Ou alors la trouver en médiathèque ou éventuellement d’occasion.

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