Monster Soul, l’oublié de Mashima

Bonjour à toutes et à tous. Quand on pense Hiro Mashima on pense d’abord à Fairy Tail, puis à Edens Zero, puis (pour certains) à Rave … Mais tout le monde oublie Monster Soul. Pourtant ce titre a son importance dans l’univers mashimesque et même si sa durée a été bien plus courte que les autres (deux volumes) il ne faut pas le laisser de côté impunément.

Je me suis donc attelé à relire ce titre avant d’attaquer la relecture de Fairy Tail, pour vous proposer la petite chronique que voici.

Monster Soul, l’oublié de Mashima

Auteur : Hiro Mashima

Éditeur : Kodansha (Japon), Pika Édition (France)

Magazine : Comic BonBon

Nombre de volumes : 2 (terminé)

Genres : Action, aventure, fantasy

Thèmes : Monstres, relations montres-humains

Publication : Janvier 2006 – Septembre 2007

Le premier élément qui devrait faire tilt chez certains c’est qu’après Natsu ce n’est pas Shiki qui vient. En effet, Haru (はる) le héros de Rave, signifie printemps en japonais, Natsu (なつ) le héros de Fairy Tail, signifie été, et Shiki (しき) signifie les quatre saisons.

Que Fuyu (ふゆ), l’hiver, ne soit pas passé semble assez logique du fait que le prénom sonne davantage féminin que masculin. Mais ce n’est pas le cas d’Aki (あき), l’automne.

La réponse est simple : il est déjà passé. Car après Rave et avant Fairy Tail a été publié le manga qui nous intéresse aujourd’hui.

Monster Soul prend place dans un monde où cohabitent humains et monstres. Une guerre les opposa il y a longtemps et les humains l’ont emporté, reléguant les monstres à vivre dans l’ombre. Nous suivons ainsi un groupe de monstres qui se sont distingués par leurs faits d’armes durant cette guerre, les Black Airs, au travers de diverses missions.

Un univers prometteur

Doit-on reconnaître qu’Hiro Mashima est doué pour créer un monde qui nous donne envie de le découvrir ? Sans doute car si il y a bien un point sur lequel il ne s’est jamais raté c’est celui-ci. Et pas besoin de chercher quelque chose d’original ou de sophistiqué, l’auteur puise dans ses inspirations préférées, les jeux vidéos RPG.

Ainsi, personnages comme décors en sont fortement inspirés, tout comme le mode de fonctionnement de ce monde avec des rangs attribués aux monstres (le S étant le plus élevé).

À tout cela est saupoudré la manière dont Mashima développe la relation entre les humains et les monstres. Chacun a ses idées reçues, ses raisons et on sent que les plaies laissées par la guerre sont encore ouvertes, et notre groupe de héros vient apporter ces petites idées novatrices qui peuvent amener ce monde à aller de l’avant.

Qu’on soit bien d’accord, il n’y a rien d’original dans ses deux volumes, comme dans les autres mangas de Mashima d’ailleurs. Il ne fait qu’appliquer sa recette du shonen nekketsu ultra-classique qui a fonctionné dans Rave et qui fonctionne encore ici, avec ce discours sur l’amitié pour avancer des liens universels entre personnes aux origines si différentes.

Et à partir du moment où les personnages sont bien développés et qu’on s’attache à eux, ça marche, Edens Zero récemment en est le meilleur exemple.

Pourtant, on sent qu’il y avait moyen d’en faire beaucoup plus. Clairement l’univers de Monster Soul a du potentiel qui ne mérite qu’à être développé. Mais le manga n’a pas été prévu pour durer, les chapitres du premier volume sont indépendants, avec simplement un élément reliant le deuxième et le troisième. Le deuxième volume a même été publié plus d’un an après et si ses chapitres se suivent cette fois pour ne former qu’une histoire, ils n’en restent pas moins totalement distants des autres.

Au final le principal frein à une poursuite du titre a été la disparition du magazine Comic BonBon en novembre 2007, car Mashima ne semblait pas contre l’idée de poursuivre, même en étant simplement le scénariste.

Monster Soul s’en tiendra donc à deux volumes, avec un univers qui ne restera que prometteur. Mais est-ce réellement un problème ?

Le délire mashimesque puissance 1000

Dès les premières pages on ressent la patte Hiro Mashima. Graphiquement d’abord où on retrouve clairement son style des derniers volumes de Rave et des premiers de Fairy Tail. C’est beau, c’est propre et le manga se lit tout seul, sans efforts. Sa maîtrise de l’action constante, qui fait aussi sa renommée, est parfaite, sans doute aidé par le nombre de pages restreint dont il dispose.

L’humour aussi est omniprésent. Celui de Rave, sans fanservice, qui ne dérange pas et qui fait mouche quasiment à chaque fois tellement l’auteur n’hésite pas à ridiculiser ses personnages par diverses manières, en leur donnant des tics ou autres éléments accrocheurs.

Après je parle du fanservice mais c’est normal qu’il n’y en ai pas, le Comic BonBon s’adressait à un public plus jeune que le Weekly Shonen Magazine, en tant que rival du célèbre Coro Coro Comic (d’où est originaire Pokémon – La grande aventure pour ne citer que lui). On est donc dans un magazine pour enfants publiant du kodomo, Hiro Mashima, même si il était encore loin d’adopter ce fanservice dégueulasse et dérangeant, n’aurait de toute manière pas eu le droit d’en mettre ici …

Au final tout le monde s’y retrouve, les fans de Rave comme de Fairy Tail ou d’Edens Zero retrouveront toute l’essence qui a fait le succès d’Hiro Mashima à travers le monde, son univers et ses personnages délirants nous permettant de ne jamais nous ennuyer à la lecture de ces deux volumes.

Quelle est la place de Monster Soul ?

Du coup, quelle est la place de Monster Soul dans l’univers mashimesque ? Peut-il être compté comme une série principale ou comme un bonus, une œuvre secondaire ?

En fait, je pense que c’est un peu les deux. On peut le voir comme une œuvre secondaire aux vues de sa longueur et des enjeux bien moindres de nos protagonistes mais aussi comme une œuvre principale de par l’univers qu’il dépeint et l’importance des personnages qui s’y trouvent. Certains éléments de Monster Soul ont inspiré Mashima pour la suite de sa carrière, il place un des personnages comme source d’inspiration pour la création d’Erza par exemple (ce n’est pas rien), et globalement on se rend vite compte que les thèmes avancés peuvent être mis en parallèle avec ceux des premiers volumes d’Edens Zero.

Il est clair que Monster Soul n’a pas eu le même impact qu’un Rave ou qu’un Fairy Tail mais ces deux volumes ne sont pas à négliger dans l’univers que s’est construit Hiro Mashima depuis plus de 20 ans maintenant.

Au final je pense qu’il faut prendre Monster Soul comme une œuvre découverte, une porte d’entrée pour découvrir cet auteur, son humour et ses délires. Mais même les fans y trouveront leur compte puisque l’esthétique d’Hiro Mashima y est brillamment présentée.

Mes notes

Univers : 15/20

Personnages : 15,5/20

Intrigue : 13/20

Dessins : 16/20

Moyenne : 14,88/20

Et c’est ainsi que se conclut cette chronique. Elle est courte, oui, mais c’est normal vu qu’il n’y a que deux volumes à analyser, et pas les plus complexes du monde, vous l’aurez compris.

Avec ça on a quasiment parlé de tout l’univers d’Hiro Mashima, ne reste que Fairy Tail, dont je vais donc attaquer la relecture, parmi les œuvres importantes de l’auteur. J’ai déjà tout dit dessus la dernière fois donc je n’ajouterai rien de plus.

Sachez enfin que je possède la version intégrale de Monster Soul qui, d’après Hiro Mashima, vient d’une republication dans un autre magazine. J’ignore s’il y a des différences avec la version d’origine mais à mon avis, si il y en a, elles sont minimes.

Voilà, merci d’avoir lu cette chronique et à bientôt pour parler de mangas sur Parlons Manga ^^

Sources : Wikibooks, Wikipédia

3 commentaires sur “Monster Soul, l’oublié de Mashima

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