Mes 15 mangas préférés de 2021

Bonjour à toutes et à tous. Comme chaque année on se retrouve durant la période des fêtes de Noël pour évoquer quels ont été nos mangas préférés cette année. Je vous présente donc le mien ici, comme c’est le cas depuis 2018 déjà.

Mes 15 mangas préférés de 2021

Informations : Le classement qui va suivre est purement subjectif et ne concerne que mes goûts. Il est basé sur l’intégralité de mes lectures manga de l’année 2021 sauf relectures. Que le manga soit une nouveauté de l’année, un titre plus ancien toujours en cours ou terminé, que j’ai lu 1, 5, 10 ou 30 volumes de chaque titre cela ne change rien ils seront tous logés à la même enseigne.

Si un titre que vous avez adoré cette année ne figure pas dans ce classement ou inversement il est donc inutile de crier au scandale, soit je n’ai pas lu le titre en question, soit j’estime qu’il n’a pas sa place ici.

PS : Comme j’ai très peu parlé de mes lectures cette année je vais davantage développer que d’habitude. Il se peut donc que quelques spoils se glissent, bien que ce ne soit pas mon intention d’en mettre.

Encore une fois The Quintessential Quintuplets ne sera pas pris en compte. Les habitués savent pourquoi et savent que le titre n’aurait eu aucun mal à apparaître.

Mentions spéciales

Le cru 2021 a tellement été exceptionnel que je vais mentionner rapidement quelques titres qui ne sont pas dans mon Top 15 alors qu’ils auraient mérité de l’être.

Mention spéciale à trois nouveautés de l’année et deux suites de séries :

  • Saotome – Love & Boxing : Une romance sur fond de boxe douce et sans prise de tête. Ne vous arrêtez pas aux couvertures, le titre en vaux vraiment la peine.
  • The Fable : Certains disent que le manga est hilarant … Perso il ne m’a pas fait rire une seule fois, par contre le côté yakuzas/tueurs m’intéresse beaucoup plus.
  • Shangri-La Frontier : Débuts intéressants avec un univers prometteur.
  • Hinomaru Sumo : Deuxième année de suite hors du Top 15, et pourtant la tension ne fait que monter. Hinomaru se dirige vers un avenir toujours plus sombre qu’il me tarde de découvrir. Peut-être la conclusion en 2022 ?
  • Arte : Mon coup de cœur de l’année dernière est encore présent. Enfin pas dans le classement mais ce que je veux dire c’est que les aventures d’Arte pour s’imposer dans ce monde d’Hommes restent toujours passionnantes à suivre.

15. Kaguya-sama : Love is War (Nouveauté)

Auteur : Aka Akasaka

Éditeur vo/vf : Shueisha/Pika

Volumes parus : 1 à 6

Volumes lus : 1 à 6

Si Kaguya-sama est une nouveauté de 2021, c’est en 2019 que je l’ai découvert avec son anime. Du coup je savais déjà à quoi m’attendre et ça atténue l’impact de la découverte. Son classement est forcément impacté, mais il est quand même dans mon classement, car Kaguya-sama reste un excellent titre, hilarant et novateur par son approche de la comédie romantique.

Et si au lieu de lui déclarer ma flamme je le forçais à me déclarer la sienne ? De ce speech de départ se construisent les petits jeux qui, au fil des chapitres vont permettre à chacun de lancer une petite pique à l’autre pour tenter de le faire tomber. Mais comme les deux sont des génies intellectuels c’est loin d’être simple.

On pourrait penser dans un premier temps que les chapitres sont indépendants mais ce n’est pas le cas. Il y a bien un fil conducteur qui permet de voir l’histoire avancer, permettant de nous tenir accroché à l’intrigue.

Kaguya-sama c’est une réussite totale, et pourtant il n’occupe que la 15ème place de mes mangas préférés de l’année (et la quatrième au niveau des nouveautés). C’est vous dire le niveau historique cette année…

14. One Piece (retour)

Auteur : Eiichiro Oda

Éditeur vo/vf : Shueisha/Glénat

Volumes parus : 97 à 100

Volumes lus : 97 à 100

Oui One Piece est de retour dans mon Top. En fait je ne sais même pas c’était quand la dernière fois qu’il y figurait. Parlons Manga n’existait pas c’est certain… (Après vérification il y était en 2018, année de ma reprise du titre après une pause de 2/3 ans).

À l’heure où j’écris ces lignes le tome 100 est le dernier tome que j’ai lu et je l’ai trouvé indigeste, comme 80% du contenu de cette œuvre aujourd’hui. Franchement j’étais pas loin de le descendre dans les mentions spéciales mais je ne l’ai pas fait.

Car malgré tout pour la première fois depuis longtemps je sens que l’intrigue de One Piece avance. Celle de la lutte pour le One Piece, de la recherche de ce trésor dont on a toujours aucun indice sur sa nature.

Et on a enfin l’impression qu’on va en voir le bout de ce manga. One Piece aujourd’hui c’est beaucoup de blabla, ça part dans tous les sens pour presque rien, et au final l’intrigue fait du surplace pour nous offrir, de temps en temps, une petite révélation qui enflamme Twitter et ranime un petit peu ma flamme.

Comme c’était le cas depuis le tome 95, ou avec les tomes 97 à 99 qui montrent de vrais enjeux, l’aube d’une grande avancée et de grands chamboulements. Pas comme le 100 où il ne s’est rien passé…

Quand Oda passe aux choses sérieuses One Piece est parmi les meilleurs mangas en cours, son talent ne s’est pas érodé même si des Alabasta, Enies Lobby ou Impel Down commencent à dater. Malheureusement c’est devenu rare. On y a eu droit cette année…

… Je râle encore, mais j’insiste sur le fait que la partie sur les samouraïs est passionnante. C’est l’aboutissement de presque 10 ans à suivre cette histoire et c’est bien pour cela qu’il est présent, le reste sinon me laisse toujours aussi indifférent. D’où cette 14ème place…

13. Edens Zero (Première apparition)

Auteur : Hiro Mashima

Éditeur vo/vf : Kodansha/Pika

Volumes parus : 12 à 17

Volumes lus : 8 à 16

Là c’est clairement sa première apparition… Edens Zero était un flop à ses débuts tant les premiers volumes étaient indignes du grand mangaka qu’est Hiro Mashima. Je l’ai arrêté, j’ai repris, je l’ai de nouveau laissé de côté et après avoir fini Rave je l’ai relancé pour de bon. Et cette fois fût la bonne comme j’ai pu l’expliquer dans la chronique sur la première partie.

Jusqu’au tome 9 Edens Zero est un manga banal, qui ne se démarque pas plus que ça de la concurrence du fait qu’il ne nous donne que du recyclé. C’est du Mashima pur jus comme on en a déjà vu. Mais le dixième fait autant décoller l’intrigue que mon intérêt. Les nombreuses idées de Mashima commencent à se mettre en place et elles sont pour la plupart ingénieuses.

Ce faisant la tendance s’inverse, Edens Zero gagne en originalité et se démarque de plus en plus de la concurrence, nous offrant des passages que l’on a peu l’habitude de voir dans ce genre de titres.

Grâce à tout cela Edens Zero est un des meilleurs shonen nekketsu en cours de parution, ce qui me comble de joie. Encore une fois c’est juste dommage de devoir attendre autant avant d’y arriver.

Tout cela offre à Edens Zero, pour sa quatrième année de présence en France (oui, déjà) sa première apparition parmi mes mangas préférés de l’année. Espérons que ce ne soit pas la dernière…

Pour finir, M. Mashima, avec tout le respect que je vous dois, je sais que vous ne m’écouterez pas mais s’il vous plaît arrêtez avec le discours sur l’amitié. Ça fait plus de 20 ans et plus de 100 tomes que vous nous le rabâchez, je crois qu’on a compris….

12. Haikyû !! (retour)

Auteur : Haruichi Furudate

Éditeur vo/vf : Shueisha/Kazé

Volumes parus : 39 à 43

Volumes lus : 39 à 42

Le retour du petit géant !! Qu’il fait plaisir celui-là.

L’année dernière Haikyû !! était sorti de mon Top pour une raison assez simple : le titre était rentré dans une sorte de routine, on enchaînait les matchs les uns après les autres en se disant que toute façon, Karasuno allait bien finir par l’emporter… Le manga de Furudate restait une valeur sûre, excellemment raconté et avec une tension latente à chaque opposition, mais on n’avait plus de surprise. Ce frisson présent durant la première partie avait disparu…

Cette routine a subitement disparu cette année. Ce n’est pas une surprise dans la mesure où la fin du manga à venir au tome 45 obligeait un évènement majeur à arriver. C’en est une dans la manière dont il l’a amené et une encore plus grande dans les conséquences qu’elle cause.

Il y a pas mal de ressemblances avec Dream Team, notamment dans le résultat obtenu mais là où Takeshi Hinata joue davantage sur la « fatalité », Haruichi Furudate joue davantage sur l’idée d' »espoir ». Ceux qui ont lu les deux mangas comprennent sans doute où je veux en venir, pour les autres ce que je veux dire c’est que le résultat dans les deux mangas est le même, le point de départ l’est quasiment d’ailleurs, mais la manière de le développer et de le raconter pour y parvenir est complètement différente. Ce qui nous fait obtenir au final deux titres qui n’ont strictement rien à voir alors qu’ils ont les mêmes points de départ et d’arrivée, les rendant complémentaires.

Mon pauvre Kuroko’s Basket, ton scénario paraît bien pâle aujourd’hui…

Bref, tout ça pour dire que le retour d’Haikyû !! dans mon Top est logique et que si j’avais eu le temps de lire le 43, il serait peut-être même plus haut… Ça fera un tome en plus pour 2022…

11. Shine (-6)

Auteur : Kotoba Inoya

Éditeur vo/vf : Kodansha/Nobi-Nobi

Volumes parus : 11 à 14

Volumes lus : 10 à 13

Routine c’est peut-être le terme qui commence à coller pour Shine. Là aussi on a un titre qui reste une valeur sûre, avec d’excellents personnages nous permettant de découvrir cet univers si fermé que celui de la mode. L’auteur avance son récit et l’histoire progresse vite, très vite même.

Finalement ce recul de six places est dû à deux points en particulier : le fait que l’impact des nouveautés que je découvre est toujours plus fort sur moi que celui d’un titre déjà bien installé et que je suis depuis plusieurs années (dites-moi que je ne suis pas le seul…) mais aussi le fait que mon intérêt pour Shine commence à baisser.

Bien que très bons, les arcs narratifs se ressemblent beaucoup, d’où la routine dont je parlais plus haut. C’est sans doute la limite du côté « nekketsu » de l’œuvre : cette idée de toujours se surpasser pour s’améliorer commence à la rendre prévisible…

Après Shine reste un des mangas les plus beaux visuellement. Vous le savez je me concentre davantage sur le scénario et les personnages mais c’est aussi un point à prendre en compte.

10. Valkyrie Apocalypse (-3)

Auteurs : Shinya Umemura (scénario), Azychika (dessins), Takumi Fukui (story-board)

Éditeur vo/vf : Tokuma Shoten/Ki-oon

Volumes parus : 7 à 9

Volumes lus : 7 à 9

On entre dans le Top 10 avec un autre titre de 2019 devenu une valeur sûre. Valkyrie Apocalypse ne faiblit pas au fil des tomes mais avec seulement trois volumes parus difficile de prétendre à mieux (vous savez que pour moi le nombre de volumes lus a une grande importance car le titre me reste plus facilement en tête).

Cette lutte entre Humains pour leur survie et Dieux qui souhaitent se débarrasser de cette espèce encombrante est en train de prendre une nouvelle tournure. Car d’un côté on a des humains qui, grâce à l’apport des valkyries, se montrent plus que résistants, et de l’autre l’unité des Dieux ne semble pas si solide.

Le combat entre Jack l’éventreur et Hercule représente un peu ce point de bascule. Pour son suspens comme pour son côté dramatique c’est sans doute le meilleur combat de la série jusqu’à présent. Dans un tout autre registre le combat qui l’a suivi risque d’avoir son lot de surprises à nous montrer.

Certains pensent peut-être que le titre devient redondant, en même temps on ne fait qu’enchaîner combats sur combats. Mais personnellement j’adhère toujours autant au délire.

9. Ao Ashi – Playmaker (Nouveauté)

Auteur : Yûgo Kobayashi

Éditeur vo/vf : Shogakukan/Mangetsu

Volumes parus : 1 à 5

Volumes lus : 1 à 5

On n’est qu’à la neuvième place, et pourtant on attaque bien l’un de mes trois coups de cœur de 2021 parmi les nouveautés.

Après cinq volumes Ao Ashi n’a rien d’original, mais le titre a cette petite fraîcheur en plus, et les personnages sont très attachants. C’est ce genre de titre où t’as envie de soutenir, t’as envie de les voir progresser et réussir, mais leur parcours est tellement semé d’embûches qu’ils se retrouvent à se remettre en question régulièrement.

Et c’est bien ça le plus important (pour moi), l’impact qu’ont les personnages sur nous, l’affect qu’on ressent pour eux, et il est très fort pour ma part envers cet Aoi Ashito qui a un peu comme débarqué de nulle part.

On a déjà parlé des deux premiers volumes, avec ceux de Blue Lock pour celles et ceux que ça intéresse.

Bref, Ao Ashi est à suivre, surtout qu’avec les nombreux titres que j’ai placé devant qui se retireront l’année prochaine, il se peut que je le place bien plus haut à l’avenir…

8. Grand Blue (Nouveauté)

Auteurs : Kenji Inoue (scénario), Kimitake Yoshioka (dessins)

Éditeur vo/vf : Kodansha/Meian

Volumes parus : 1 à 6

Volumes lus : 1 à 6

C’est là que je me rends compte à quel point le cru 2021 de mes lectures manga a été exceptionnel… Impossible de mettre Grand Blue, manga le plus hilarant qu’il m’ait été donné de lire de toute ma vie, plus haut qu’à cette huitième place.

Des mangas hilarants il y en a, des mangas qui restent à mourir de rire sur la durée je n’en ai pas vu beaucoup. Surtout que c’est difficile de m’avoir sur ce point-là, mais Grand Blue a parfaitement réussi.

On suit Iori, étudiant en première année à la Fac, qui emménage chez son oncle qui est le propriétaire d’une boutique de plongée. Il fait donc la rencontre des membres du club de plongée, auquel appartiennent ses cousines Chisa et Nanaka. Ce sont donc les différentes pérégrinations de ce groupe d’hurluberlus que nous sommes amenés à suivre, et les mots sont tout aussi complexes que faibles.

Car le calme n’existe pas chez eux. Ces types sont fous et le virus nous attrape vite. Et au final c’est cette ambiance bon esprit de la beuverie, de l’amusement entre potes qui ressort au-delà du thème de la plongée qui est pourtant si bien abordé (il n’est pas laissé de côté).

Le dessinateur est un génie pour représenter les expressions faciales, il y est pour beaucoup dans les nombreuses crises de rire que m’a causé ce titre. Et son niveau reste tout aussi excellent pour les scènes de plongée où la mer pourrait bien difficilement être mieux mise en valeur.

Malheureusement je pense que c’est un titre quitte-ou-double. Soit on adhère totalement au délire, soit on y adhère pas du tout. L’humour est sale, très sale, plein de quiproquos et de coups fourrés.

Personnellement c’est un grand oui et je n’imagine pas comment je pourrais lâcher prise à l’avenir. Alors merci aux éditions Meian d’avoir publié ce titre qu’on était nombreux à réclamer depuis tant d’années.

7. Orient – Samurai Quest (+8)

Auteure : Shinobu Ohtaka

Éditeur vo/vf : Kodansha/Pika

Volumes parus : 6 à 11

Volumes lus : 5 à 10

Après des débuts timides l’an dernier Orient vient de réaliser l’une des montées en puissance les plus impressionnantes qu’il m’ait été donné de voir ces derniers temps. Shinobu Ohtaka est clairement en train de réaliser la passe de deux après Magi.

Que ce soit en intensité, en drama, dans les émotions transmises, dans le développement des personnages, de l’univers et de l’intrigue, Orient est monté de plusieurs crans cette année pour s’inscrire parmi les titres dont j’ai le plus envie de découvrir la suite.

Cette montée en puissance me fait beaucoup penser à celle de Magi qui survient à peu près aux mêmes tomes, mais la ressemblance s’arrête là. Quand Magi est un titre mature, politique et sociétal, Orient est plus classique, peut-être moins mature mais tout aussi dramatique. Il joue sur des sentiments plus simples mais qui font toujours mouche.

Le seul point qui m’attriste c’est qu’on a bientôt rattrapé le Japon. Au moins Orient n’a pas été mis en pause comme certains mais ce ralentissement de publication va forcément avoir un impact sur mon ressenti. Pour l’instant je ne peux que vous encourager à foncer dessus.

6. Blue Period (Nouveauté)

Auteur : Tsubasa Yamaguchi

Éditeur vo/vf : Kodansha/Pika

Volumes parus : 1 à 6

Volumes lus : 1 à 6

Coup de cœur immédiat, qui n’a fait que se confirmer par la suite, Blue Period est ma nouveauté préférée de 2021. Et je n’en reviens pas qu’il ne soit que sixième tant mon coup de cœur est immense.

On suit Yaguchi Yatora, un lycéen qui va découvrir le groupe d’art de son lycée et avoir le déclic : il veut entrer dans une école d’art. Il part de loin, de très loin et doit tout apprendre pour passer le prestigieux concours qui l’attend…

Ce qui m’a le plus sidéré ce n’est pas l’aspect graphique du titre, pourtant si spécifique, ce n’est pas le développement de l’histoire, qui au final suit un cheminement classique… Ce qui m’a le plus sidéré, c’est de voir à quel point l’auteur frappe juste dans ses propos, comment ceux-ci se reflètent entre ses personnages et la réalité de notre monde.

Tout paraît vrai, les discussions que les personnages ont entre eux, la difficulté d’accepter ses forces et ses faiblesses, la manière dont on les perçoit et dont les autres les perçoivent. L’évolution des relations entre eux, ce que chacun apporte à l’autre, souvent de manière indirecte.

On est clairement dans un titre qui nous prend aux tripes par l’évolution de ses personnages dans lequel chacun de nous, dans n’importe quel champ possible, peut se refléter.

Et même au-delà de ça Blue Period parle d’art. Forcément que ça m’intéresse.

Le résultat est donc une entrée logique parmi mes mangas fétiches du moment. Jusqu’où ira-t-il ? Ça, je ne le sais pas…


On entre dans le Top 5, et je ne vais pas vous mentir, il ne reste que les cadors, que les poids lourds, que les rois…

Enfin n’oubliez pas que c’est juste mon avis…

5. Tokyo Revengers (+1)

Auteur : Ken Wakui

Éditeur vo/vf : Kodansha/Glénat

Volumes parus : 10 à 15

Volumes lus : 10 à 15

Tokyo Revengers continue de monter en puissance, et de quelle manière. Ken Wakui maîtrise de mieux en mieux son art et ça se ressent clairement en lisant ces nouveaux volumes. L’intensité des actions, des émotions transmises et des drames qui se jouent ne fait qu’augmenter au fil de l’avancée d’un récit qui tend à devenir de plus en plus sombre.

Rien que les couvertures permettaient d’en avoir un aperçu. Les chara-designs sont de plus en plus recherchés, de plus en plus poussés pour des personnages de plus en plus charismatiques et reconnaissables tant ils sont unique en leur genre.

Clairement on peut parler d’année parfaite, entre la bataille contre le Black Dragon et le nouvel arc qui vient de débuter on est proche du stade du sans-faute sur ces six volumes.

La seule chose qui me fait peur c’est qu’on vient d’attaquer ce qui était initialement prévu comme l’arc final (et même Glénat n’a pas retiré les termes qui les supposent) à l’époque. Mais il y en a eu de nouveaux depuis. Pour l’instant on en est loin, mais j’espère que Ken Wakui a su gérer ce virement de bord…

À l’heure actuelle c’est un Top 5 mérité pour une de mes lectures favorites du moment.

4. Space Brothers (-3)

Auteur : Chûya Koyama

Éditeur vo/vf : Kodansha/Pika

Volumes parus : 33 à 37

Volumes lus : 33 à 37

Tout d’abord je tiens à remercier les éditions Pika de nous avoir sorti cinq volumes de ce chef d’œuvre absolu cette année. Ce n’était plus arrivé depuis 2014 quand même et ça représente deux années et demi de publication au Japon aujourd’hui. On s’est fortement rapproché d’eux, pour le meilleur…

Car le titre, lui, ne faiblit pas, Space Brothers reste toujours aussi passionnant, envoûtant, enthousiasmant et brillant tant ses personnages nous font vibrer, tant ses drames nous touchent, tant ses prouesses nous comblent de joie.

Parce que certes, j’ai rejoint l’équipe récemment, mais cela ne m’empêche pas d’avoir du recul et d’admirer le chemin parcouru depuis tant d’années. Chûya Koyama reste fidèle à sa ligne de conduite, il nous présente tout dans les moindres détails, nous permettant de tout comprendre et de suivre facilement l’avancée de son récit alors qu’on parle d’astronomie et d’astronautique, deux métiers qui ne sont clairement pas accessibles à tous.

Le recul de trois places ? N’y faites pas attention, parce que pour moi Space Brothers ne recule pas d’un poil. C’est juste que cette année il était impossible d’occuper une des trois premières (en gros c’est le meilleur des autres…).


Podium, nous voici…

3. L’Attaque des Titans (=)

Auteur : Hajime Isayama

Éditeur vo/vf : Kodansha/Pika

Volumes parus : 33 et 34

Volumes lus : 33 et 34

C’est pas fait exprès mais ça fait plusieurs années que l’Attaque des Titans ne bouge pas d’un iota dans ce classement. Pourquoi troisième ? Je ne sais pas mais ce que je peux assurer c’est que devant il y a à chaque fois deux découvertes, deux anciens mangas dont j’ai effectué un rattrapage rapide et qui m’ont fortement marqué.

Du coup, oui, l’Attaque des Titans dont la qualité ne s’est jamais érodée, ne peut pas être placé plus haut…

C’est l’heure de la conclusion pour le manga d’Hajime Isayama, aujourd’hui devenu mon manga préféré, mon numéro un all time tant il m’a bluffé du début jusqu’à la fin, tant l’évolution de l’intrigue, du style graphique, et surtout de ses personnages, m’a marqué comme aucun n’a su le faire jusqu’à maintenant.

J’ai relu l’intégralité de la série en septembre et début octobre avant la sortie de l’ultime volume (dont l’édition limitée est restée introuvable pour ma part, désormais j’anticipe et j’ai déjà précommandé Frieren…).

Ce dont je m’aperçois c’est que l’Attaque des Titans, que j’ai nommé l’ovni à une époque où j’étais plus immature qu’aujourd’hui (enfin ça reste à vérifier) c’est un tout. Il n’y a pas un arc qui survole au-dessus ou en-dessous d’un autre. Ils sont tous importants et apportent tous leur pierre à l’édifice, nous menant bras ballant vers un final que l’on espérait fantastique. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi je trouve qu’il l’est.

Je suis vraiment heureux de voir qu’Isayama a été jusqu’au bout de ses idées, de voir que jusqu’à la fin il nous surprend, il nous manipule et nous fait tomber la vérité sur la tête sans prévenir. Le niveau d’écriture de ce titre sera resté à l’excellence jusqu’aux toutes dernières pages.

Il y a juste un point, qui sur le moment ne m’a pas plus dérangé que ça mais qu’avec le recul je trouve bizarre… C’est peut-être cela qui empêche certains d’apprécier la fin mais personnellement je l’accepte. C’est toujours compliqué de conclure un titre, mais au moins c’est radical.

Bref j’ai découvert l’Attaque des Titans en 2014. Je ne m’attendais pas à l’époque à écrire encore dessus sept ans après (et c’est pas fini d’ailleurs, il me reste une Retrospective à écrire dessus…). En même temps c’était une vingtaine de volumes qui était annoncé au départ, on en a presque le double.

Tout ça me fait toujours plus tendre vers l’idée que les potentiels « meilleurs mangas » sont ceux qui se finissent dans la trentaine de volume. Ils sont suffisamment long pour avoir un développement conséquent et ambitieux et pas trop long pour risquer de tirer inutilement en longueur.

Les exemples de mangas à succès qui se sont éternisés sans raison autre que le succès sont légions et ce n’est clairement pas la sensation que me donne celui-ci malgré les nombreuses années qui sont passées (ce n’est d’ailleurs pas un critère à prendre en compte selon moi, tout dépend du rythme de publication).

Bien sûr ça dépend des titres, certains sont foncièrement plus longs et d’autres plus courts (en vrai ça mériterait un article…).

Du coup qui sont ces deux titres qui empêchent les titans de toucher le graal tant mérité pour leur dernière année ?

Spoil : normalement vous le savez…

2. Rave (+6)

Auteur : Hiro Mashima

Éditeur vo/vf : Kodansha/Glénat

Volumes parus : Aucun (terminé en 2008)

Volumes lus : 21 à 35

J’ai rarement pris une telle claque. Oui, Hiro Mashima est capable de nous surprendre, oui Hiro Mashima est capable de nous tenir en haleine, oui Hiro Mashima peut créer un scénario dense et complexe tout en restant sur un format classique … Oui, Hiro Mashima peut créer des personnages mémorables, protagonistes comme antagonistes, que ce soit dans leur développement comme leur évolution.

Finir Rave me l’a fait comprendre. Car en finissant le premier manga de ce grand auteur je suis passé par des moments de dramaturgie grandioses, qu’un anime n’aurait pas loupé de rendre iconique aux yeux du grand public.

Rave c’est un titre mené de main de maître jusqu’à son terme, pour nous offrir l’un des plus beaux final qu’il m’ait été donné de voir, aux antipodes du final complètement raté de Fairy Tail. C’est pour cela que je crois en Edens Zero. Certes il y a encore un fossé entre les deux mais quand on voit d’où Rave est parti, tout est possible.

Je profite d’ailleurs de ce point pour vous dire qu’après ma relecture de Fairy Tail, ce n’est plus si évident de savoir lequel est le meilleur manga de Mashima. Il n’y a clairement pas que l’aspect graphique sur lequel Fairy Tail est au-dessus…

Et enfin je vais rebondir sur ce que je disais au-dessus, Rave se termine en plein dans cette trentaine de volumes, la longueur soit-disant idéale pour permettre un grand développement sans rallonge inutile. Pour autant il y a bien deux/trois passages douteux dans l’intrigue dont on se demande s’ils ont réellement un intérêt. Heureusement ils ne durent pas longtemps mais c’est tout de même un point à souligner qui l’empêche d’occuper la première place. Enfin même sans il n’aurait pas pu la prendre…

Pour ceux qui veulent en savoir plus une chronique est disponible.


Il ne reste plus que le premier…

1. Dream Team (+3)

Auteur : Takeshi Hinata

Éditeur vo/vf : Kodansha/Glénat

Volumes parus : Aucun (série en pause)

Volumes lus : 31-32 à 49-50

Rave m’a mis une sacré claque, je l’avoue. Mais ce n’est rien comparé à celle de Dream Team.

On en parlait plus haut avec Haikyû !!, les deux titres ont un point de départ et surtout un point d’arrivée assez similaires. La différence se situe dans le traitement qui leur est accordé.

Car d’un côté on a un manga qui nous dit qu’en s’entraînant, qu’en se surpassant on finira par atteindre nos objectifs et on pourra contempler le dur labeur accompli pour y parvenir.

Mais dans Dream Team ce n’est pas du tout le cas… Il y a bien cette idée que la défaite n’est pas une fin en soi, que chacun développe avec brio. Mais au lieu d’y mettre un pinte d’espoir, Takeshi Hinata joue davantage sur la fatalité comme je l’ai dit plus haut.

Car ici, l’idée est plutôt de nous faire comprendre que même en s’entraînant sans relâche, même en se surpassant, on finira toujours par tomber sur plus fort que soi.

Alors pourquoi chercher à obtenir quelque chose que l’on ne peut pas obtenir ? Pourquoi se donner corps et âme dans un objectif que l’on sait perdu d’avance ?

Alors oui, les personnages se remettent régulièrement en question, par rapport à leurs capacités, leurs forces et leurs faiblesses, ou même leur relation avec les autres, comme dans beaucoup d’autres titres. Mais là où Takeshi Hinata se démarque c’est qu’il nous fait comprendre que cela ne mène pas toujours vers un résultat positif. Toutes les issues sont possibles, comme dans la réalité.

C’est là que la titre gagne son humanisme que rares sont ceux qui arrivent à l’avoir. Dream Team est le manga de sport que j’ai lu où les personnages souffrent le plus, surtout psychologiquement. Dream Team est indéniablement le manga de sport où les émotions partagées sont les plus fortes tant on arrive à se mettre à la place de ces personnages, de ces adolescents qui sont tout sauf parfaits.

Et au-delà de tout ce que j’ai dit il y a encore une plus grande surprise. Une masterclass scénaristique qui vaut largement une première place incontestable tant c’est osé d’amener un tel développement. Mais je ne peux pas vous en dire plus, il faut le découvrir par vous-même pour comprendre.

Dream Team c’est plus qu’un manga de sport. Dream Team, c’est une leçon de vie sur fond de basket. C’est impossible de sortir indemne d’une telle lecture. Vous en tirerez forcément quelque chose qui vous fera avancer dans votre vie.

Tableau récapitulatif

ClassementÉditeurNb volumes lusDifférence/2020
1 : Dream TeamGlénat20+3
2 : RaveGlénat15+6
3 : L’Attaque des TitansPika2=
4 : Space BrothersPika5-3
5 : Tokyo RevengersGlénat6+1
6 : Blue PeriodPika6Nouveauté 2021
7 : Orient – Samurai QuestPika6+8
8 : Grand BlueMeian6Nouveauté 2021
9 : Ao Ashi – PlaymakerMagetsu5Nouveauté 2021
10 : Valkyrie ApocalypseKi-oon3-3
11 : ShineNobi-Nobi4-6
12 : Haikyû !!Kazé4Retour
13 : Edens ZeroPika9Première apparition
14 : One PieceGlénat4Retour
15 : Kaguya-sama : Love is WarPika6Nouveauté 2021

Mentions honorables

Vous savez que je regarde pas/peu d’anime. En fait en dehors de l’Attaque des Titans je n’arrive plus à regarder l’adaptation d’un titre que je connais déjà (par exemple Tokyo Revengers j’ai arrêté à l’épisode 2, j’avais l’impression de perdre mon temps). Mais j’ai fait quelques exceptions cette année pour deux titres :

  • Your lie in April : J’ai lu les trois premiers volumes du manga il y a longtemps, et ils m’avaient laissé indifférent. J’ai promis il y a longtemps aussi de m’y remettre … mais impossible de retrouver ces trois tomes … Du coup j’ai regardé l’anime. Il a l’énorme avantage d’avoir le son (pour un anime de musique c’est important) mais comme pour Dream Team c’est la leçon de vie qu’il partage que je retiens. Sincèrement, je crois n’avoir jamais autant lâché de larme devant un titre… Si je rentrais les animes dans le classement, il serait sur le podium, et pas troisième…
  • Jujutsu Kaisen : J’ai fini par craquer… Sauf que contrairement à Demon Slayer j’ai réussi à aller jusqu’au bout… Alors … comment ne pas froisser les fans hardcores ? … L’animation est d’une qualité exceptionnelle. Le studio Mappa a réalisé un taff incroyable et on sent qu’on est au moins d’un cran au-dessus par rapport aux animes des années 2010. Par contre l’intrigue… Je ne suis pas plus emballé que ça. L’intrigue est ultra-classique, sans aucune originalité, si bien que je n’ai eu aucune surprise. J’ai les six premiers volumes du manga dans ma pile à lire, donc on verra ce que ça donne de ce côté…

Mentions honorables également à quatre de mes cinq relectures de l’année (la cinquième étant l’Attaque des Titans) :

  • Seven Deadly Sins : Il aurait pu figurer dans ce classement mais le 41ème et dernier volume à lui seul ne suffit pas.
  • Fairy Tail : J’ai rien à ajouter, lisez sa chronique pour en savoir plus…
  • Berserk : C’est sans doute pour faire mon deuil que j’ai relu Berserk si vite. Ma découverte phare de 2017 m’a paru bien différente dans cette première relecture, sans doute le fait de connaître l’histoire désormais. Mais elle ne m’a pas paru moins bonne, au contraire. Berserk est et restera un de mes mangas préférés.
  • Dreamland : Le roi des mangas français. Il fallait que je le relise pour me mettre à jour. La sortie du tome 20 en était une bonne occasion. Les derniers tomes n’étaient pas les meilleurs de la série, pour diverses raisons, et comme c’est parti pour durer encore un moment j’espère qu’on retrouvera la fraîcheur des premiers volumes.

Et c’est ainsi que se termine la présentation de mes 15 mangas préférés de cette année 2021. J’espère qu’on pourra se retrouver l’année prochaine mais comme je vais fortement devoir ralentir mes achats (pour raisons financières) je ne sais pas à quoi ça ressemblera. Certains des mangas ici-présents risquent d’être mis en pause…

Et vous, quels ont été vos mangas favoris cette année ? Lesquels vous ont le plus surpris ? N’hésitez pas à me le dire en commentaires.

C’est le dernier article de 2021. Je vous souhaite donc de bonnes (suites des) fêtes de fin d’année et rendez-vous en 2022 pour le premier article qui devrait être l’analyse du Top Oricon Décembre 2021, avant un contenu inédit et bien plus dense…

Mon Top 15 2020

2 commentaires sur “Mes 15 mangas préférés de 2021

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